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Industrie

Harcèlement sexuel : un chercheur et la direction de Clermont Auvergne INP mis en cause

Que se passe-t-il dans le prestigieux établissement d’ingénieurs ? Alors que trois doctorantes ou postdoc accusent un responsable de leur labo, une enquête a été ouverte. L’Informé a recueilli le témoignage des plaignantes et entendu plusieurs autres élèves. Le chercheur conteste les faits.

Clermont-Auvergne INP regroupe les trois écoles d’ingénieurs clermontoises (ISIMA, Polytech Clermont-Ferrand et SIGMA)
Clermont-Auvergne INP regroupe les trois écoles d’ingénieurs clermontoises (ISIMA, Polytech Clermont-Ferrand et SIGMA)

Elles ont en commun d’avoir toujours rêvé de faire de la recherche en sciences. Pour lancer leur jeune carrière, Julie, Amanda et Emma (1) ont d’ailleurs mis toutes les chances de leur côté en intégrant un prestigieux laboratoire de Clermont Auvergne INP : cet établissement, fusion des trois écoles d...

Au-delà du professeur, c’est la direction même de Clermont Auvergne INP, où défilent chaque année plus de 2 500 étudiants, qui est mise en cause dans cette affaire. Si des mesures d’éloignement ont été prises et qu’une enquête administrative a conclu en septembre 2022 à un « comportement inapproprié » du chercheur incriminé - sans que du harcèlement sexuel ne soit reconnu -, les plaignantes et leurs soutiens dénoncent des « dysfonctionnements » de l’établissement dans sa gestion du signalement. Il aura fallu que ce dossier remonte jusqu’au rectorat et même au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche pour que soit demandée la saisine d’une section disciplinaire, le 21 avril 2023 - soit presque un an après la première alerte. Selon nos informations, une procédure, gérée au niveau national par le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), est désormais en cours. De son côté, le chercheur mis en cause, Henri (1), conteste les faits et a porté plainte à l’encontre des trois étudiantes pour « dénonciations calomnieuses » en avril dernier.

« Je serai à la télé comme Weinstein… »

À l’heure de raconter leur histoire, les trois jeunes femmes insistent d’emblée sur le climat particulier de leur laboratoire de recherche. « Dès le début de ma thèse, j’ai compris que l’ambiance du laboratoire n’avait rien d’une ambiance de bureau classique, raconte Julie (1), une des plaignantes, étudiante en doctorat. C’était très amical, sans aucune barrière avec la vie privée, ce que je trouve assez intrusif. J’étais surtout mal à l’aise parce qu’Henri faisait souvent des blagues sexistes et des commentaires déplacés, sans que personne ne réagisse ». Selon les trois jeunes femmes, ces allusions portent notamment sur leur vie privée ou sur leur apparence physique. « Il faisait tout le temps des remarques sur notre apparence, nos tenues, nos maquillages, nos nouveaux bijoux, et observait même nos repousses de poils au niveau des jambes », explique Julie, avant d’assurer qu’un de ses pulls à col roulé lui valait par exemple le surnom de « Catwoman » lorsqu’elle le portait.

« Ce qui m’a le plus marqué, ce sont ses commentaires sur les tenues de sport d’Amanda, il faisait une sorte de fixette dessus et se permettait d’en parler devant tout le monde », continue-t-elle. L’intéressée confirme. « Quand j’allais courir après le travail, Henri faisait remarquer aux autres que j’avais des vêtements sexy », raconte-t-elle, à l’époque en postdoctorat. « J’ai essayé de dire plusieurs fois que je n’aimais pas ce genre de remarques, mais il continuait ». Un jour, le quadragénaire leur envoie, sur leur mail professionnel, une offre promotionnelle pour des sous-vêtements qu’il a pris soin d’annoter avec leurs trois noms, ainsi que celui d’un autre jeune chercheur du laboratoire. « Je me suis permis de donner mon avis sur ce qu’il va mieux avec votre style », écrit-il ainsi le 1er octobre 2020. Le lendemain, l’enseignant-chercheur leur demande de supprimer le mail en question. « Parce que si un jour vous êtes fâchés de moi, vous pouvez porter une plainte comme agression sexuelle au lieu de travail, je serai à la télé comme Weinstein… ». Pourtant, à plusieurs reprises dans les mois suivants, Henri envoie à nouveau ce genre de réductions sur des dessous à ses subordonnés ou lance l’idée de « trouver une belle minijupe en promo » pour l’une d’entre elles.

Capture d’écran issue d’un mail envoyé par le maître de conférence aux plaignantes le 1er octobre 2020

« Il a toujours eu une appétence particulière pour les bonnes affaires, que ce soit de la lingerie, des produits alimentaires ou autre, il envoie les publicités à ses doctorantes ou postdoc, assure son avocate, Me Julie Rigault. Il n’y a rien de dégradant ou de harcelant, elles-mêmes en rigolent. » Si les plaignantes assurent avoir demandé plusieurs fois au chercheur de cesser ce genre de remarques ou de messages, elles disent avoir parfois dû « prendre des pincettes » à cause du rapport hiérarchique. « Je me sentais obligée d’être polie, de répondre ou de mettre un smiley, bien que je sois mal à l’aise. Déjà parce que j’étais très reconnaissante envers lui, et parce que je dépendais de lui pour tous mes projets de recherche, donc je ne voulais pas le vexer. Il avait ma carrière entre ses mains », explique Amanda. D’autant que, selon plusieurs témoins, il est déjà arrivé au chercheur de « bouder » la jeune femme, à qui il a déjà écrit « je t’aime » par message - uniquement signe de leur « bonne entente », selon son avocate.

Un autre épisode a marqué les plaignantes. Selon elles, le professeur est allé jusqu’à amener un godemiché dans les bureaux. « Il nous a raconté qu’il l’avait trouvé dans une poubelle dans son immeuble, et qu’il l’avait gardé pour rire. Il avait ramené des gants du labo pour qu’on puisse les toucher », se souvient Amanda. Un témoin confirme. Le chercheur aurait ensuite posé le sex-toy sur le bureau d’une des doctorantes pour qu’elle le découvre par surprise. Ce que nie le mis en cause, selon son avocate : « Cet objet était déjà dans les bureaux, il a été amené par quelqu’un d’autre. Ce n’est pas lui qui a mis le sex-toy sur le bureau de l’étudiante pour la mettre mal à l’aise. »

Capture d’écran d’un groupe WhatsApp professionnel entre Henri et son équipe de jeunes chercheurs

Les trois plaignantes racontent aussi qu’Henri les invitait chez lui, souvent pour des repas d’équipe. « C’était constant, explique une jeune chercheuse. Je disais non quasiment à chaque fois mais j’y suis allée à deux reprises, sous la pression parce que je ne voulais pas être écartée de l’équipe. » Deux des plaignantes y ont néanmoins été seules, à l’instar de Julie, pour corriger un travail en décembre 2020. « À mon sens, c’était un prétexte pour qu’on reste seule à seul chez lui, ce qui n’a pas lieu d’être. » Si les plaignantes ne dénoncent pas de gestes physiques, elles commencent à avoir peur de se retrouver en tête à tête avec Henri. Fin 2021, une des thésardes et son directeur de recherche vont dans une salle de laboratoire voir un appareil scientifique appartenant à une autre équipe. « Comme il y avait un conflit avec eux, Henri m’a dit que si quelqu’un entrait, on pourrait faire semblant d’être venus dans la salle pour s’embrasser. J’étais tellement sous le choc que je n’ai pas su quoi répondre. » Selon son avocate, c’était en réalité un « clin d’œil » à une blague qu’avait faite une des étudiantes dans le passé.

De la même manière, chaque déplacement professionnel, pour des séminaires ou des colloques dans d’autres villes, devient source d’inquiétude pour les plaignantes. « Il insistait pour qu’on fasse le trajet ensemble et qu’on réserve les mêmes hôtels. Surtout pour que ce soit des hôtels avec une piscine ou un SPA », assure Amanda. Toutes trois ont l’impression que le professeur essayait de les voir en maillot de bain. Comme en juillet 2020, où lors d’un pique-nique au lac d’Aydat, Henri aurait longuement « insisté » pour que la postdoc se « baigne avec lui » dans une source d’eau chaude. Le mis en cause le conteste, par la voix de son avocate. « Il y a une proximité indéniable entre eux, parce que tout le monde s’entendait bien. Ils ont tous passé des bons moments chez les uns chez les autres, assure Me Julie Rigault. Il y a des photos de groupe où ils sont tous ensemble en déplacement, tout le monde a l’air content d’être là.  » Selon le conseil, les plaignantes étaient d’ailleurs « en demande » de la compagnie d’Henri.

Autre son de cloche du côté des jeunes chercheuses : « Il était tellement insistant que c’était presque impossible de dire non. Il trouvait toujours des excuses », dit Amanda.  « Dans les affaires que l’on traite, on observe souvent ce flou dans la relation entre directeur et thésardes, explique Camille, du Collectif de lutte contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur (Clasches), qui a accompagné les trois chercheuses. Dans les moments informels qui précèdent ou suivent ces événements professionnels, c’est dur de savoir où mettre le curseur ou de refuser des sorties. Ce sont des moments particulièrement propices à des propos ou gestes déplacés. » C’est d’ailleurs à l’approche d’un colloque à l’étranger, en mai 2022, que le groupe de chercheuses se décide à dénoncer les faits. Aux yeux de l’avocate d’Henri, « le signalement part d’un désaccord sur la gestion du projet européen avec une des plaignantes et les deux autres doctorantes ont été influencées ».

« Conflit d’intérêts »

En mai 2022, elles saisissent la référente égalité du laboratoire puis la cellule d’écoute Alex - un dispositif mis en place par l’Université Clermont Auvergne pour lutter contre les violences sexuelles - qui les entend immédiatement. En l’espace de quelques jours, la direction est mise au courant et convoque les plaignantes. Le chercheur est écarté de son statut de directeur de thèse ou de superviseur, et la chef d’établissement lance une enquête administrative. « Au début, quand on a vu que ça allait très vite, on s’est dit que notre signalement allait bien être pris en charge », se souvient une des plaignantes. Les jeunes femmes tombent de haut lorsqu’en septembre, la direction les informe des conclusions de l’enquête. Bien que celle-ci révèle un « comportement inapproprié » d’Henri, elle ne conclut à « aucun fait de harcèlement, ni sexuel, ni moral ». Un rappel à l’ordre est adressé au chercheur pour lui rappeler la nécessité de « séparer plus significativement vie privée et vie professionnelle dans une relation encadrant-encadré ».

Dans l’entourage des plaignantes, plusieurs personnes s’étonnent de ne pas avoir été entendues dans l’enquête - seuls six témoins l’ont été. Notamment d’anciennes élèves, qui disent avoir elles-mêmes subi des propos déplacés. « Il était connu pour faire des remarques dérangeantes sur les filles, leur tenue, ou nous demander si on avait un copain », se souvient une ancienne étudiante. « Il m’avait croisé après la fin des cours et m‘avait dit que si j’avais mis cette robe-là pour mon oral, j’aurais eu deux points de plus », cite par exemple une autre ex-élève. « Ce n’est pas l’objet de la présente enquête, défend l’avocate d’Henri. Ce sont des éléments qu’il conteste clairement. »

À la lumière des conclusions de l’enquête administrative, la directrice, Sophie Commereuc, décide dans un premier temps de ne pas saisir la section disciplinaire de l’établissement. « C’est un des dysfonctionnements institutionnels : cette enquête n’a pas de valeur juridique, elle sert juste à éclairer la décision que prend la directrice à sa discrétion », assure Marine Doucet, une élue représentante des doctorants qui a accompagné les trois jeunes chercheuses. Or, celles-ci et leurs soutiens estiment qu’un conflit d’intérêts a miné le traitement de ce dossier : Sophie Commereuc a elle-même dirigé la thèse d’Henri en 2011 et celui-ci a remplacé son mari, parti à la retraite, en tant que responsable d’une thématique de recherche du laboratoire. « Dans ce contexte, elle aurait dû s’écarter de la gestion de ce dossier », estime Cyril Triolaire, maître de conférences et secrétaire académique du SNESUP-FSU, qui a accompagné syndicalement les trois chercheuses.

Or la directrice était la seule à pouvoir saisir la section. Clermont Auvergne INP fait en effet partie d’une structure plus large l’Université Clermont Auvergne, un établissement public expérimental. Ce statut assez nouveau permet de regrouper plusieurs organismes publics et privés, tout en laissant à chacun ses prérogatives en matière disciplinaire. « Dans ce cas-là, le président de l’université Clermont Auvergne ne pouvait donc pas saisir lui-même la section disciplinaire de Clermont Auvergne INP », explique Camille du Clasches.

« Peur des représailles »

Pendant plusieurs mois, les plaignantes ont alors eu l’impression de ne « pas être prises au sérieux ». D’abord, la directrice aurait selon elles « minimisé » les faits. « Initialement, le bureau choisi pour Henri était à 20 mètres de notre bâtiment, et dans un endroit où on va souvent faire des expériences, raconte l’une d’elles. Quand on s’est plaintes, on nous a répondu qu’il n’y avait pas de raison d’avoir peur, qu’il n’était pas méchant et que de toute manière, on pouvait le croiser au supermarché ». Les jeunes femmes rapportent aussi s’être vues rappeler, plusieurs fois, que leur signalement « pénalisait » la carrière du chercheur.

Les doctorantes disent quant à elle avoir pris du retard sur leur thèse à cause de la mesure d’éloignement mise en place par la direction - trois jours de présence autorisés pour elles, deux pour le chercheur, en alternance. « Une décision d’entrave aussi flagrante, prise en dehors de tout cadre réglementaire clair suite à l’enquête administrative, nous semble hallucinante, y compris pour le mis en cause », estime Camille du Clasches. Certaines rapportent aussi avoir été « mises à l’écart » de projets de recherche dont Henri était responsable. Comme un partenariat international sur lequel planchait Julie, par exemple. « Je ne pouvais plus me connecter au portail où se trouvent toutes les ressources et documents partagés du projet, indispensables pour travailler dessus. Je l’ai fait remonter plusieurs fois, personne n’a réagi. On m’a au contraire dit que je n’avais pas besoin de cet accès, alors que c’était le cœur de ma thèse », raconte la jeune femme, qui a finalement réussi à récupérer un accès à force d’insistance auprès des partenaires extérieurs.

Des témoins assurent que les plaignantes ont même subi des « pressions » de la part de la direction dans les mois qui ont suivi le signalement. « L’une d’entre elles a dû partir à l’étranger dans le cadre d’une bourse européenne, explique Cyril Triolaire, du SNESUP-FSU. Elle ne savait pas si elle pourrait partir jusqu’à deux jours avant son départ, parce que son ordre de mission n’était pas signé. » La jeune femme a aussi rencontré des problèmes dans le remboursement de ses frais de recherche, géré par Clermont-INP. « J’ai dû avancer des milliers d’euros pour payer l’assurance ou les équipements. Ma mère m’a avancé cet argent, alors que j’ai 30 ans. » La jeune femme a souhaité changer d’établissement de tutelle, par « peur des représailles » et de revenir au laboratoire. Selon nos informations, la direction a un temps bloqué ce changement. « J’ai assisté à une réunion lunaire où, alors qu’on faisait le point sur les impayés, la directrice a mis la pression sur l’étudiante pour qu’elle ne change pas d’établissement de tutelle, se souvient Cyril Triolaire. Sa souffrance et le sujet du signalement ont été systématiquement balayés. »

Le syndicaliste et une dizaine d’autres représentants des personnels, de membres d’associations des jeunes chercheurs ou des étudiants, et membres du conseil d’administration de l’UCA, ont écrit en avril un courrier au recteur de la région Auvergne-Rhône-Alpes et à la ministre de l’Enseignement supérieur pour signaler des « dysfonctionnements graves » dans la gestion des violences sexuelles au sein de l’INP Clermont et rappeler le « lien d’intérêt » entre la directrice et le mis en cause, « de nature à entacher l’impartialité de ses décisions », selon eux. Le courrier alerte aussi sur le climat « dégradé » dans lequel deux des plaignantes finissent leur thèse au sein du laboratoire.

Ambiance tendue

« Tous les membres du laboratoire savent que nous avons fait un signalement, mais pas précisément quels faits ont été dénoncés », explique Emma. Plusieurs autres collègues se désolent du « manque de transparence » sur ce dossier. « Les rares infos qu’on a eues, c’était du non-officiel. Donc tout le monde a un peu sa version », rapporte l’un d’eux. D’autant qu’Henri est soutenu par plusieurs de ses collègues permanents. Certains ont attesté, dans le cadre de sa plainte pour dénonciation calomnieuse, de la « bonne entente » et l’« ambiance de camaraderie » entre le maître de conférences et les plaignantes, qui ne leur a « jamais semblé ambiguë ». « Au sein du labo, ils ont raconté l’histoire un peu à leur sauce, c’est-à-dire que les filles ont exagéré, que c’était des menteuses et qu’il avait été blanchi, alors que ce n’est pas tout à fait ce qu’a conclu l’enquête », raconte une autre chercheuse. Un épisode a d’ailleurs agité l’équipe en octobre 2022 : des membres du laboratoire y ont accroché sur les murs des affiches de prévention des violences, transmises par les référents égalité et sans lien avec la présente affaire. Les feuilles ont été arrachées, à plusieurs reprises.

Les plaignantes disent souffrir de cette tension. « À un moment, je faisais des crises d’angoisse dès que je posais le pied sur place », raconte une des jeunes femmes. Une autre confie être en dépression. « À chaque fois qu’elles sont en réunion, elles sont face à des collègues soit qui n’ont rien dit, soit qui prennent ouvertement parti pour leur directeur. C’est une source de profond mal être qui n’a pas suffisamment été pris en considération », estime Cyril Triolaire. En avril, la hiérarchie du laboratoire a souhaité que les chercheuses quittent les locaux pour qu’Henri puisse y revenir davantage. D’où le courrier des syndicats au ministère. « Les personnes qui ont osé témoigner d’agissements dont elles sont victimes se retrouvent donc stigmatisées comme une gêne qu’il faut éloigner ou faire taire », y écrivent-ils.

Quelques jours plus tard, la section disciplinaire a été saisie par la directrice, qui dans le même temps a donné son accord pour changer de tutelle à propos de la bourse d’Amanda. Sollicitée sur tous ces éléments, Sophie Commereuc n’a pas souhaité répondre en détail à nos questions. Le rectorat et le Ministère n’ont pas souhaité commenter ce dossier. De même pour le président de l’UCA, qui assure tout de même qu’« un retour d’expérience sera réalisé, une fois que la procédure sera arrivée à son terme - afin que nous puissions améliorer la manière dont l’Université Clermont Auvergne traite les signalements relatifs aux violences sexuelles et sexistes, la lutte contre ces violences et leur prévention étant l’une des priorités de notre établissement ».

(1) Les prénoms ont été modifiés