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Continuer la lectureRéside Etudes : le tribunal accorde un nouveau délai aux repreneurs des établissements séniors
Le tribunal de commerce de Paris a ordonné le renvoi d’une nouvelle audience au 4 novembre pour examiner les offres de reprises des 72 établissements séniors placés en redressement judiciaire.
Ce lundi 7 octobre, le tribunal de commerce de Paris devait trancher sur l’avenir des 72 résidences séniors du groupe Réside Etudes, placées redressement judiciaire. Une date autant attendue que redoutée par les quelque 5 000 résidents, 1 300 salariés et 5 000 propriétaires-bailleurs d’appartements englués dans cette affaire devenue hors-norme. Chacun devra encore se montrer patient… Les juges ont en effet décidé du renvoi de l’audience au 4 novembre, laissant un délai supplémentaire pour trouver une issue favorable au dossier.
Les repreneurs qui se sont positionnés ont donc un mois de plus pour améliorer leurs offres et en lever les conditions suspensives… « La plupart des candidats conditionnaient leurs reprises à des baisses de loyers de 20 %, voire 50 % de la part les propriétaires-bailleurs, les différentes parties doivent trouver un accord », explique à l’Informé Nathalie Hamet, avocate du cabinet Hamet & Lorgeoux avocats, qui représente près de 1 000 propriétaires-bailleurs.
A ce jour, six prétendants encore en lice - Dom’Hestia, Vivalto Vie holding, Steva, Vitavie, Montana, Aquarella - s’engagent à reprendre des petits bouts du parc. Mais un septième - le groupe Stella - se propose de récupérer jusqu’à 32 résidences, sans baisse de loyers. Mis bout à bout, ces différents dossiers pourraient permettre la reprise de plus d’une quarantaine d’établissements. Rien n’est toutefois encore écrit : selon nos informations, une nouvelle offre pourrait prochainement être officialisée.
Pour rappel, la branche seniors de Réside Etudes est, avec un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros, déficitaire. Plus globalement, c’est l’ensemble du groupe - qui gère aussi des résidences étudiantes et appart’hôtels - qui se retrouve aujourd’hui en mauvaise posture. Plombé par près de 400 millions d’euros de dettes, il est sous le coup d’une procédure de sauvegarde depuis décembre 2023. Les administrateurs judiciaires devaient se voir remettre ces jours-ci les éléments du plan de sauvegarde préparés par l’entreprise de Philippe Nicolet. Ces documents devraient être transmis - au plus tard mi-octobre - aux créanciers...