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Immobilier

La société de crowdfunding immobilier Wiseed en redressement judiciaire

Cet acteur majeur du secteur vient se déclarer en état de cessation de paiements. Une vente partielle ou totale de l’activité va s’engager.

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NICOLAS GUYONNET / Hans Lucas via AFP

Un nouveau poids lourd du crowdfunding est rattrapé par la crise de l’immobilier neuf. D’après nos informations, la société Wiseed vient de se déclarer en état de cessation de paiements et a demandé d’être placée en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Toulouse. L’entreprise dont le siège social est situé à Balma, à proximité de la ville rose, est un acteur bien connu de ce secteur. Au cours de ces dernières années Wiseed s’est développé en permettant aux investisseurs particuliers d’avancer des fonds sous forme de prêts aux promoteurs immobiliers pour soutenir leurs programmes. Las, avec la crise sans précédent qui s’abat sur l’activité du logement neuf depuis maintenant deux ans, nombre de ces acteurs sont partis au tapis. Et bien que Wiseed ait cherché à diminuer sa dépendance au secteur en diversifiant ses activités dans la santé ou dans la transition énergétique, l’entreprise n’a pas échappé à cette triste règle.

Une réduction des effectifs de 50 %

Lors d’une audience du 7 octobre dernier qui s’est tenue au tribunal de Toulouse, la société Wiseed a notamment reconnu souffrir à la fois d’un « accroissement des retards de remboursement de la part des opérateurs immobiliers, l’obligeant à déployer des ressources importantes pour faire face aux risques juridiques et réputationnels », ainsi que « d’une activité en berne dûe à la baisse de qualité des projets proposés, l’obligeant à fortement restreindre son niveau de collecte et par conséquent son chiffre d’affaires. » Ces derniers mois, l’entreprise a été contrainte à puiser de façon importante dans ses fonds propres au risque de mettre en tension sa trésorerie, a-t-elle ajouté.

Pour tenter de redresser la barre, la société avait sollicité dès février l’ouverture d’un dispositif mandat ad hoc auprès du tribunal. Les dirigeants avaient par ailleurs pris la décision radicale de tailler à hauteur de 50 % dans leurs effectifs et de tenter de recapitaliser l’entreprise auprès de leurs actionnaires. Mais cela n’aura pas suffi… Dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire qui s’engage, le tribunal a été chargé d’organiser la cession partielle ou totale de l’entreprise. D’après nos informations, le conciliateur aurait d’ailleurs déjà reçu diverses offres de reprises.

L’entreprise qui emploie 21 salariés a réalisé un chiffre d’affaires de 5,9 millions d’euros en 2024 (pour une perte de 1,2 million d’euros), contre plus de 8 millions d’euros un an plus tôt.

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