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Immobilier

Agences immobilières : SeLoger fait condamner les mauvais payeurs

Le numéro 1 des annonces immobilières multiplie les assignations depuis plusieurs mois contre des agents qui diffusent leurs offres sur sa plateforme.

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THOMAS COEX / AFP

Une impressionnante avalanche de procédures… Depuis plusieurs mois, le portail immobilier SeLoger multiplie les assignations auprès des tribunaux de commerce envers ses clients agents immobiliers. Les différentes affaires, dont l’Informé a pris connaissance, ont toutes pour point commun des soucis d’...

En trente ans d’existence, SeLoger.com s’est en effet imposé comme un média quasi-incontournable pour les agences immobilières désireuses de rendre leurs annonces de ventes et de locations visibles au plus grand nombre. Pour obtenir les meilleures expositions possibles, les professionnels y sacrifient des budgets toujours plus importants, pouvant aller de 700 à plus de 1 000 euros par mois, selon les enseignes et le nombre d’annonces publiées.

Face à la crise qui a mis au tapis le marché immobilier ces deux dernières années, le portail a, toutefois, dû faire face à une augmentation importante de retards et de défauts de paiement. Or si ces difficultés semblent, selon nos informations, en passe d’être réglées, nombreux sont les clients de la plateforme d’annonces à devoir aujourd’hui passer à la caisse. Assignée en début d’année pour avoir été dans l’incapacité d’honorer ses factures à la suite d’une augmentation de tarifs, une agence francilienne Guy Hoquet - qui préfère garder l’anonymat - vient ainsi de signer un protocole transactionnel avec SeLoger pour régler une dette de plus de 29 500 euros. « On nous a donné 24 mois pour honorer nos échéances. Mais la sanction est rude pour une agence qui n’avait jamais connu de difficultés en dix ans de contrat avec SeLoger », regrette le responsable de l’agence.

Beaucoup d’agences immobilières indépendantes épinglées

Évidemment, une flopée d’acteurs indépendants se sont aussi fait rattraper par la patrouille. En fin d’année dernière, l’agence Le Bail dans le Val-d’Oise, a ainsi été condamnée par le tribunal de commerce de Paris à régler une ardoise de près de 13 000 euros à SeLoger. Autre exemple notable : après une longue période de difficultés financières, et suite à une période de mise en sauvegarde, l’enseigne Paris Est Real Estate (qui détient trois agences en Île-de-France) vient quant à elle d’être sommée, par un jugement de mars dernier, de régler au portail d’annonces des arriérés de paiement pour un montant de 14 500 euros.

Certains impayés pourraient toutefois s’avérer plus délicats à récupérer. Plombées par la chute des transactions, des centaines d’agences ont en effet été contraintes de baisser le rideau depuis l’an passé. Or, parmi elles, quelques-unes avaient été mises en demeure par SeLoger. C’est le cas de l’agence Imelle dans la Sarthe que le tribunal de commerce de Paris vient de condamner à s’acquitter de 6 900 euros d’impayés… alors même que celle-ci vient de stopper son activité.

Quoi qu’il en soit, les équipes de SeLoger n’entendent pas non plus faire de cadeau aux clients qui ne respecteraient pas à la lettre les procédures de résiliation de leurs contrats. En fin d’année, l’enseigne lyonnaise Pagnon immobilier a ainsi été condamnée à régler 4 000 euros d’arriérés au portail d’annonces pour ne pas avoir adressé son préavis de résiliation dans les temps. Voici donc les professionnels prévenus.

Contacté, SeLoger nous a répondu ne pas vouloir faire de commentaires sur ces différentes affaires. Les avocats de la société n’ont pas non plus répondu à nos sollicitations.