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Grande conso

Pierre-Edouard Stérin revend sa participation dans les box beauté Blissim

Entré au capital fin 2019 avec sa société d’investissement Otium Capital, l’homme d’affaires avait déjà cédé une partie de ses parts en 2022.

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Olha Kozachenko - stock.adobe.com

Cofondateur et propriétaire de Smartbox, Pierre-Edouard Stérin est l’un des principaux acteurs des coffrets cadeaux sur la scène européenne. Ce business, qui a fait sa fortune, l’a aussi amené à investir en minoritaire dans le numéro un français des box beauté Birchbox France en 2019 (devenu Blissim un an plus tard), en s’associant aux entrepreneurs Quentin Reygrobellet et Martin Balas. Mais contrairement à ce que l’on pouvait penser, ce LBO ne se traduira pas par un rapprochement entre les deux marques de coffrets. Selon nos informations, sa société d’investissement Otium Capital va céder la participation qu’il détient aujourd’hui dans le pro des cosmétiques (20 %) à Raise Invest et aux deux dirigeants - lesquels devraient ainsi conserver une petite majorité des titres.

Raise connaît déjà bien Blissim. En 2022, la structure créée par Clara Gaymard et Gonzague de Blignière avait déjà racheté près d’un tiers du capital, à l’occasion d’un nouvel MBO. Cette opération avait d’ailleurs permis au fonds de Pierre-Edouard Stérin de réaliser une première sortie en multipliant par plus de 2 sa mise initiale, grâce à une hausse de la rentabilité du spécialiste des box beauté. En 2024, son chiffre d’affaires serait d’environ 50 millions d’euros pour une marge d’Ebitda à deux chiffres. Pour parvenir à ces bons chiffres, Blissim est revenu à ses fondamentaux.

Créée en 2010 sous le nom de JolieBox, la start-up française propose à ses abonnés de leur envoyer des coffrets beauté pour qu’ils puissent tester les produits avant qu’ils ne les achètent directement aux marques. Le business model est, à l’origine, essentiellement centré sur des partenariats avec des groupes cosmétiques désireux de faire connaître leurs produits. Mais en 2012,la jeune pousse est rachetée par l’américain Birchbox, qui prône un modèle davantage B2C, davantage consommateur de cash. Joliebox devient alors Birchbox France et lance, à la demande de sa maison mère, sa plateforme de e-commerce. Un demi-échec qui amènera les deux cofondateurs à reprendre leur pépite pour la recentrer comme une société de marketing, l’activité B2C représentant aujourd’hui moins de 15 % de son chiffre d’affaires.

Contactées, les différentes parties n’ont pas souhaité commenter.