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Grande conso

Le haras du fondateur de Sfam-Indexia pourrait être repris par un de ses proches

L’élevage de chevaux de Sadri Fegaier est en liquidation judiciaire. La société Equestrian Cup, détenue par une de ses relations, figure parmi les candidats à la reprise.

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NICOLAS GUYONNET / Hans Lucas via AFP

Qui mettra la main sur le bel élevage de chevaux de Sadri Fegaier ? L’ex-milliardaire a emporté sa société d’activités équestres dans sa chute. Installé autour de sa résidence de Ratières dans la Drôme, le Haras des grillons a été placé en liquidation judiciaire le 12 juillet, quelques mois après qu’...

Mais les lieux pourraient tomber dans l’escarcelle d’une vieille connaissance de Sadri Fegaier. Nicolas Deridder, à la tête de la société belge Equestrian Cup, propose un million d’euros pour le reprendre, a appris l’Informé. Bien qu’installé à Bruxelles, il était déjà en affaires avec le Haras des grillons, en tant qu’organisateur des jumpings qui se tenaient à Ratière ainsi qu’à Grimaud, l’autre site du haras, dans le golfe de Saint-Tropez.

Nicolas Deridder n’est toutefois pas seul sur les rangs. Deux autres hommes d’affaires, eux aussi fondus d’équitation, ont déposé des offres : Olivier Sadran, poids lourd de la restauration dans le secteur aérien avec Newrest et ancien patron de Toulouse Football Club, intéressé par les installations équestres de Grimaud, et Eric Berkhof, patron néerlandais d’un groupe de distribution automobile. Tous deux proposent une somme bien supérieure, 3,5 millions d’euros. Mais Nicolas Deridder est le seul à s’engager à reprendre tout le personnel (une vingtaine de personnes).

Les relations entre Nicolas Deridder et Sadri Fegaier ne se réduisent peut-être pas au secteur équestre. De façon troublante, Equestrian Cup se voit reprocher, depuis le mois d’août, les mêmes abus que les sociétés de l’homme d’affaires drômois. Des consommateurs qui avaient pâti de prélèvements abusifs de la part de Sfam/Indexia en subissent désormais d’Equestrian Cup, comme l’ont révélé Que Choisir et La Tribune : la société belge aurait repris une des marques de Sfam/Indexia, proposant un nébuleux « pack premium », qui n’a pourtant rien à voir avec l’équitation.

Si elle était acceptée, l’offre de reprise belge permettrait-elle à Sadri Fegaier de garder indirectement la main sur ses actifs équestres ? La question se pose aussi à propos des chevaux en eux-mêmes. Selon Le Dauphiné Libéré, les montures « de grande valeur auraient changé de propriétaires » pour éviter les saisies : « Certaines parts appartiendraient à un cavalier, à sa fille ou à sa compagne. »

Mardi 1er octobre au cours de son procès pénal, Sadri Fegaier s’est vu demander s’il possédait des chevaux « en son nom propre ». Il a refusé de répondre. Mais en guise de projets professionnels, ce cavalier éprouvé a indiqué espérer pouvoir maintenir une activité dans le secteur équestre.

Contactés, Nicolas Deridder et l’avocat de Sadri Fegaier n’avaient pas répondu avant la mise en ligne de cet article.

Saisies, liquidation… L’empire Fegaier sombre

Les liquidateurs judiciaires de la Sfam ont demandé la saisie, avant l’été, de 20 millions d’euros sur les biens personnels de Sadri Fegaier. Les parts sociales du Haras des grillons figuraient parmi les actifs visés.
Au total, 18 sociétés de l’homme d’affaires sont en liquidation. Pour les autres, ce n’est sans doute qu’une question de temps. Lors de son procès pénal, il a indiqué qu’elles font toutes l’objet de demandes de mise en procédure collective, à différents stades.
Le 2 octobre, la procureure de la République a requis 18 mois de prison contre Sadri Fegaier, une amende de 300 000 euros, une interdiction de gérer pendant cinq ans, et la saisie de plusieurs biens immobiliers, dont l’un situé à la même adresse que le Haras des grillons. Le jugement doit être rendu le 17 décembre.