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Grande conso

Le Coq Sportif cherche un actionnaire minoritaire pour préparer les JO 2024

La marque centenaire, qui équipera les athlètes tricolores, veut renforcer ses fonds propres pour faire face au probable pic d’activité lié aux Jeux.

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FRANCK FIFE / AFP

L’année 2024 sera un peu celle du Coq Sportif. La marque née en 1882 a été choisie pour équiper l’écrasante majorité des athlètes français aux Jeux Olympiques de Paris… Son patron, Marc-Henri Beausire, a indiqué qu’il tablait l’an prochain sur 50 millions d’euros de ventes supplémentaires grâce à la compétition, après déjà 20 à 30 % de croissance en 2023. Pour faire face, son usine historique, à Romilly-sur-Seine, dans l’Aube, a déjà fait l’objet d’un agrandissement de 3 300 mètres carrés visant à doubler la surface de production, avec une soixantaine d’embauches à la clé d’ici fin 2024.

Pour une entreprise dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 140 millions en 2022, le défi est de suivre la cadence. C’est pour cela qu’elle se prépare, selon plusieurs sources concordantes, à faire entrer un nouvel actionnaire : la banque d’affaires Rothschild & Co a été chargée de trouver un investisseur prêt à prendre une participation minoritaire via une augmentation de capital. « Il s’agit de limiter le recours aux partenaires bancaires, décrypte un connaisseur du fabricant. L’endettement est raisonnable, mais il a été jugé plus opportun de ne pas l’augmenter. » Pas question a priori pour les actionnaires actuels de vendre des titres. Le Coq Sportif est contrôlé depuis 2005 par la holding d’investissement de Marc-Henri Beausire, Airesis, cotée à la Bourse de Zürich. Elle est associée au fonds Mirabaud Patrimoine Vivant, dont l’un des responsables est Renaud Dutreil, ex-ministre des PME et dirigeant de LVMH en Amérique du Nord. Cet investisseur est entré au capital en 2019 en injectant 10 millions d’euros.

Si les perspectives de croissance sont incontestables pour Le Coq Sportif -malgré la fin de son contrat avec le XV de France en 2024-, le bilan des dernières années n’est pas sans accroc. Après une période 2019-2021 dans le rouge (10 millions de déficit rien qu’en 2020), l’Ebitda est tout juste revenu à l’équilibre en 2022 et le résultat net est resté négatif, avec 7 millions d’euros de pertes enregistrées. L’entreprise a dû composer avec l’explosion de ses coûts, en particulier celui du coton et du transport maritime, qui ont eu un impact de 4,5 millions en 2022 dans ses comptes. Pour pallier la situation, elle a été contrainte d’augmenter ses prix, de 5 à 8 % en moyenne selon les articles.