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Continuer la lectureHenkel a cédé Diadermine pour 16 millions d’euros
Le groupe allemand recentre son portefeuille sur ses marques les plus fortes, sur les marchés des adhésifs et des produits d’entretien notamment.
Le géant des produits d’hygiène et d’entretien fait le ménage dans son portefeuille de marques. Connu pour ses lessives Persil et Le Chat, ses adhésifs Loctite et Rubson ou encore les soins capillaires Schwarzkopf, le géant allemand Henkel (22,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires mondial) vient ...
Selon nos informations, la gamme de produits de soins du visage a été cédée à la société néerlandaise Beauty International B.V. pour un montant de 16,3 millions d’euros. « Nos équipes continuent de gérer opérationnellement la marque pendant une période de transition » nous a précisé Henkel France. En 1981, c’est la branche tricolore qui avait intégré Diadermine à son portefeuille, lors de la prise de contrôle du groupe Bonetti.
Cette cession intervient alors que le marché de l’hygiène beauté patine dans l’Hexagone. « Il représentait 8,4% des ventes de produits de grande consommation en 2022, contre 9,5% en 2018, précise Cécile Minier, Beauty director au sein de l’institut d’études Kantar. Ce recul est une tendance de fond qui s’explique par une simplification de la routine beauté. Et l’inflation n’arrange pas les choses. » En moyenne par individu et par semaine, le nombre d’occasions d’utilisation de produits d’hygiène-beauté a chuté de 51,4 fin 2013 à 41,8 fin 2022.
De quoi faire douter du potentiel de Diadermine alors que Henkel a lancé une stratégie plus globale d’optimisation de son portefeuille de marques, en France comme à l’international ? Fin 2022, le groupe a déjà vendu les marques de sa division oral care (dentifrices Theramed et Vademecum, soins buccaux Licor del Polo, etc.) à l’allemand Katjes International. Et il se concentre sur ses gammes les plus fortes, dans deux secteurs d’activité notamment : les technologies adhésives et les produits d’entretien.
À noter que pour des raisons politiques cette fois, Henkel a aussi annoncé en avril dernier la signature d’un accord portant sur la vente de ses activités en Russie à un consortium d’investisseurs locaux, pour environ 600 millions d’euros.