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Continuer la lectureJeu de chaises musicales dans la branche Infrastructures d’Engie
Après avoir nommé une nouvelle patronne à la tête de son activité infrastructures, le groupe revoit le top management de certaines filiales de cette branche stratégique.
Alors que la crise énergétique fait rage, c’est sans doute l’une des entités les plus stratégiques du groupe Engie : la Global Business Unit (GBU) dédiée aux infrastructures électriques et gazières. Entre les réductions de livraison de gaz russe, la montée en puissance du GNL (gaz naturel liquéfié) via les terminaux méthaniers et les enjeux de stockage, les équipes de cette branche sont particulièrement mobilisées. La patronne du géant tricolore, Catherine MacGregor, a décidé d’en changer l’organigramme : elle vient de nommer Cécile Prévieu, jusque-là DG de la branche Energy Solutions, à la tête de cette activité, en remplacement d’Édouard Sauvage. Et, selon nos informations, d’autres nominations ont été actées au sein du management.
Charlotte Roule, actuelle directrice de la stratégie du groupe, se voit ainsi attribuer, à compter de mars, les rênes d’une importante filiale de l’entité Infrastructures : Storengy, premier opérateur de stockage gazier en France. Cette ancienne CEO d’Engie Chine, diplômée de Sciences Po, succède à Camille Bonenfant-Jeanneney, elle-même désignée pour piloter les activités de l’énergéticien dans le méthane renouvelable au sein de cette GBU. Cette polytechnicienne, passée par la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU), aura pour feuille de route de développer les gaz verts. La capacité de production du gaz d’origine agricole en France atteint désormais 10 TWh, grâce à quelque 500 méthaniseurs installés, et va continuer à croître. Selon l’ex-Association française du gaz (AFG, rebaptisée en janvier Francegaz), elle pourrait avoisiner les 25 TWh en 2025 et les 50 TWh en 2030.
Extrêmement rentable, l’entité Infrastructures a réalisé un chiffre d’affaires de 6,7 milliards d’euros en 2021 (sur les 57,9 milliards d’euros du groupe) et dégagé un Ebitda de 4,1 milliards d’euros (sur les 10,5 milliards d’euros d’Engie).
La direction du groupe ne fait pas de commentaires.