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Énergie - Environnement

Engie va sabrer dans les effectifs de sa holding

Le groupe énergétique veut inciter au départ 400 salariés environ au sein des activités corporate de sa maison mère. Le plan, baptisé Yellow, doit être mis en œuvre dès 2023.

French energy group Engie CEO Catherine MacGregor arrives to address the group's general meeting in Paris on April 21, 2022. (Photo by Eric PIERMONT / AFP)
French energy group Engie CEO Catherine MacGregor arrives to address the group's general meeting in Paris on April 21, 2022. (Photo by Eric PIERMONT / AFP) ERIC PIERMONT / AFP

Tour de vis en vue pour les salariés d’Engie SA. Malgré 5 milliards d’euros de résultat net engrangés au premier semestre 2022, le groupe énergétique présidé par Jean-Pierre Clamadieu et dirigé par Catherine MacGregor a décidé de couper dans les effectifs de sa holding de tête. Selon nos informations...

Pour justifier sa décision, la direction d’Engie avance un argument : elle a cédé à Bouygues sa filiale Equans, spécialisée dans les services multitechniques. La vente ayant quasiment divisé par deux la masse salariale du groupe énergétique, réduire la voilure de la holding semble tomber sous le sens. Le groupe énergétique compte désormais moins de 100 000 salariés, 75 000 collaborateurs ayant définitivement rejoint le géant du BTP, le 4 octobre. Ces derniers mois, l’entreprise a par ailleurs réduit de 24 à quatre le nombre de ses Global Business Units (GBU), obligeant à des réaffectations entre les entités.

3e cure minceur pour la holding en cinq ans

Chez Engie, la mise au régime de la maison-mère a un goût de déjà-vu : deux plans similaires ont été engagés en 2016 et puis sur la période 2017-2018. A l’époque, Calista 1 et Calista 2 avaient entraîné le départ de plusieurs centaines de salariés au sein de la structure de tête. Pour cette nouvelle mouture, le directeur général adjoint chargé des ressources humaines, Jean-Sébastien Blanc, et la vice présidente mobilité et dialogue social, Cécile Pitrou, vont donc devoir trouver des arguments suffisamment convaincants - financièrement notamment - s’ils veulent atteindre leurs objectifs. Le montant de l’enveloppe affectée à Yellow n’a pas encore été communiqué aux partenaires sociaux. Il y a trois ans, Calista 2 avait coûté environ 180 millions d’euros pour accompagner le départ de près de 400 collaborateurs.

Côté syndicats, les discussions avec la direction sur les modalités du plan de départs s’annoncent d’autant plus complexes que la réorganisation des activités corporate de la holding doit suivre le déploiement de Yellow. Son contenu n’ayant pas été dévoilé, les négociations sur les postes concernés par le plan avancent donc pour l’instant dans le brouillard.