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Continuer la lectureGrand Rubik’s cube en vue pour l’ingénierie d’EDF
Pour réussir ses futurs chantiers, l’énergéticien projette de regrouper ses ingénieries dédiées au parc nucléaire existant et au nouveau nucléaire, aujourd’hui séparées.
Les grandes manœuvres se préparent au sein de la Division Ingénierie du parc nucléaire et de l’environnement (DIPDE) d’EDF. Cette entité chargée de l’ingénierie et de la modernisation des 56 réacteurs nucléaires du groupe va perdre son directeur des réalisations : Francis Nietto, en poste depuis fin 2020, lâche son poste en avril. D’autres changements importants attendent les équipes dans les prochains mois. Côté gouvernance, Antoine Vassallo, directeur de la DIPDE depuis une dizaine d’années, s’approche de la limite d’âge et pourrait aussi quitter le navire. Côté organisation, la division actuellement logée au sein de la Direction du parc nucléaire et thermique (DPNT) pilotée par Cédric Lewandowski, va changer de rattachement. Elle ne sera pas la seule : toute l’activité d’ingénierie d’EDF doit être réagencée dans le cadre de la transformation des activités nucléaires décidée par le PDG du groupe Luc Rémont. Objectif de ce grand chamboule-tout : être en capacité de construire les six nouvelles centrales de type EPR 2 d’ici 2043 et poursuivre le programme de modernisation et d’allongement du parc existant (le « grand carénage »).
L’idée générale est de regrouper des services d’ingénierie de conception travaillant aujourd’hui chacun de leur côté, les uns planchant sur le parc existant et les autres sur le nouveau nucléaire (l’EPR de Flamanville et les futurs EPR 2). Quatre entités rejoindraient le futur pôle « ingénierie et supply chain », que le délégué général à la qualité industrielle et aux compétences nucléaires Alain Tranzer aura sous sa coupe. En plus de la DIPDE, celui-ci récupérerait la direction technique (DT), le Centre national d’équipement de production d’électricité (CNEPE) chargé de l’ingénierie de l’îlot conventionnel, et l’Unité managériale ressources Edvance (UMRED), son équivalent sur l’îlot nucléaire. Trois entités aujourd’hui rattachées à la direction dédiée au nouveau nucléaire.
Avec cette transformation, le groupe espère standardiser les méthodes, faciliter les retours d’expériences entre les chantiers et renforcer la collaboration entre ses ingénieurs.