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Énergie - Environnement

Engie met en vente son entité de maintenance nucléaire

Engie Solutions, la branche du groupe dédiée à l’efficacité énergétique des collectivités et des entreprises, restreint encore son périmètre.

Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie
Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie ERIC PIERMONT / AFP

Nouvelle cession d’actifs chez Engie. Le groupe énergétique dirigé par Catherine MacGregor poursuit le formatage de son entité Engie Solutions. Ce sont cette fois les salariés de la business line nucléaire, héritée de la filiale Cofely, qui vont quitter son giron. Spécialisée dans la maintenance des centrales, elle regroupe 200 personnes. Sa mise en vente s’ajoute à celle des deux autres sociétés de la branche « solutions » - Eseïs et ALS - dont l’énergéticien a choisi de se séparer au printemps, ainsi que l’avait révélé L’Informé (la première était spécialisée dans les services généraux et la seconde dans la maintenance sur les équipements du secteur aéroportuaire). En quelques mois, l’effectif d’Engie Solutions (environ 15 000 personnes) s’est ainsi allégé d’environ 700 salariés.

Le devenir des activités nucléaires logées sous la marque Cofely était en suspens depuis un moment. Il y a deux ans, Engie a décidé de se séparer de l’essentiel de ses services pour ne conserver - sous la bannière Engie Solutions - que celles dédiées à l’efficacité énergétique des collectivités et des entreprises. Il s’était à l’époque délesté d’une grande partie de ses effectifs, cédant sa filiale Endel à Altrad (5 000 collaborateurs) et Equans à Bouygues (75 000 salariés). Une partie de ses activités dédiées au nucléaire étaient sorties du groupe à cette occasion, mais pas toutes. C’est désormais chose faite. Et si d’autres cessions ne sont pas exclues, l’énergéticien estime, auprès de L’Informé, que « le périmètre d’Energy Solutions dans le monde est globalement stabilisé en cohérence avec [son] positionnement stratégique ».

La business line nucléaire devrait être fixée sur son sort pendant l’été. Groupe ADF serait sur les rangs pour reprendre l’activité. Présidée par Marc Eliayan, cette société d’ingénierie dispose déjà d’une offre pour les entreprises du secteur nucléaire. Avec un chiffre d’affaires de 460 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022 et 3 700 salariés, l’entreprise a déjà travaillé avec EDF sur la fabrication de réservoirs pour l’EPR de Flamanville ou encore sur des équipements pour les deux réacteurs que construit l’énergéticien à Hinkley Point au Royaume-Uni. Contacté, le groupe n’a pas donné suite à nos sollicitations.