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Continuer la lectureEDF Renouvelables change de nom et double de volume
La filiale d’EDF dédiée aux énergies vertes, en cours de rapprochement avec la direction internationale du groupe énergétique, opte pour une marque mondiale.
Nouvelle stratégie et maintenant nouveau nom. EDF Renouvelables continue sa transformation, amorcée en 2024 avec l’arrivée à sa tête de Béatrice Buffon venue prendre la suite de Bruno Bensasson (voir notre article). La filiale d’EDF spécialisée dans la production d’énergies renouvelables, qui planchait depuis plusieurs semaines sur un changement d’identité, s’est décidée après quelques hésitations : elle s’appellera EDF Power Solutions. « Ce nouveau nom deviendra progressivement notre nouvelle marque à l’échelle mondiale, réunissant l’ensemble de nos activités sous un même étendard auprès de nos partenaires, de nos clients et de nos fournisseurs », a expliqué la patronne aux salariés du groupe dans un mail interne envoyé il y a quelques jours.
Cette identité - qui permet de conserver la marque EDF tout en s’affranchissant d’une terminologie francophone - est la suite logique du rapprochement engagé par le groupe public entre sa filiale dédiée aux énergies vertes et sa direction internationale (DI), ainsi que l’avait révélé l’Informé. Baptisé Boost, ce projet prévoit l’intégration des salariés de la DI au sein de l’entité juridique EDF Renouvelables. Mis en œuvre depuis quelques mois, le processus est toujours en cours et pourrait s’étaler jusqu’à la fin de l’année, le transfert des salariés ne se faisant pas collectivement mais individuellement : aux 5 300 salariés d’EDF Renouvelables vont s’ajouter environ 4 700 collaborateurs, dont 2 000 issus de la filiale de production d’électricité sur le marché belge Luminus. Si le groupe confirme ces informations, il ne fait en revanche aucun commentaire sur l’éventuelle intégration de la filiale d’EDF dédiée à l’hydrogène bas carbone Hynamics.
L’activité d’EDF Renouvelables, qui représente 1,4 milliard d’euros d’Ebitda sur les 36,5 milliards générés par le groupe l’an dernier, se répartit en trois tiers : l’Europe, les pays émergents et le continent américain, via l’entité EDF Renewables North America. La situation de cette filiale locale, dont la cession a plusieurs fois été envisagée ces dernières années, reste difficile. Et l’arrivée d’un Donald Trump peu porté sur le renouvelable assombrit encore ses perspectives. En février, l’entité a par exemple dû passer 900 millions d’euros de dépréciation dans ses comptes, après l’annonce du gel des permis d’exploitation par le président américain qui a affecté sa coentreprise d’éolien en mer détenue avec Shell, Atlantic Shores Offshore Wind Bight.