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Énergie - Environnement

Corruption chez Enedis : ces prestataires qui auraient profité du système

L’affaire de corruption dans les équipes informatiques chargées du projet Linky implique plusieurs fournisseurs et managers de l’entreprise, passés depuis chez EDF. L’Informé lève le voile sur leurs petits arrangements présumés.

Siège d’Enedis à La Défense
Siège d’Enedis à La Défense MARTIN NODA / Hans Lucas via AFP

Petits arrangements entre amis… Voilà comment s’est organisée pendant plusieurs années la sélection d’un certain nombre de prestataires travaillant sur les développements numériques du compteur Linky au sein de la direction des systèmes d’information (DSI) du distributeur d’électricité Enedis. À la suite d’un signalement interne en juin 2024 et d’une enquête diligentée par le groupe, le couperet est tombé pour les sociétés potentiellement impliquées dans ces malversations. En avril 2025, plusieurs ont été brutalement écartées par la filiale d’EDF, qui les soupçonne d’avoir profité de la complaisance de managers pour développer leur business au détriment de l’entreprise. Selon nos informations, au moins quatre sont dans son viseur : Inoven, Ideme, TRSB (intégrée depuis dans la société Lùkla), ainsi que Watteko. Toutes sont implantées dans la région lyonnaise, où Enedis compte une bonne partie des effectifs de sa DSI. Les dysfonctionnements, qui ont prospéré notamment au sein de deux pôles de sa direction (Nex’us et Prisme), ont abouti à l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet national financier (PNF) pour chefs d’escroquerie en bande organisée, corruption, détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêts, favoritisme, recel et blanchiment.