Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Énergie - Environnement

CEA : Anne-Isabelle Etienvre en pole position pour succéder à François Jacq

La short list pour le poste d’administrateur du Commissariat à l’énergie atomique se recentre autour de deux candidates.

Photo LinkedIn
Photo LinkedIn

Bientôt une fumée blanche au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) ! La désignation du futur administrateur général (AG) de l’organisme de recherche est imminente. Selon nos informations, les commissions des affaires économiques du Sénat et de l’Assemblée nationale ont ...

« Les choses bougent. Nous avons été informés que la décision par le président de la République devait intervenir très prochainement », confirme Dominique Estrosi Sassone, sénatrice (LR) des Alpes-Maritimes et présidente de la commission des affaires économiques du Sénat, qui doit auditionner le candidat sélectionné. Selon l’article 13 de la constitution, la nomination de l’administrateur général du CEA doit être approuvée aux deux cinquièmes des suffrages des commissions compétentes du parlement.

Deux postulantes sont toujours en lice : Anne-Isabelle Etienvre, directrice de la recherche fondamentale du CEA depuis 2023 et Sophie Mourlon, actuelle directrice générale de l’énergie et du climat (DGEC). Mais, à l’issue des différents entretiens, la première semble en pole position. Familière du CEA où elle a travaillé pendant 18 ans, dont six à la tête de l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’Univers (Irfu), cette docteur en physique des particules emporte l’adhésion du ministère de la recherche - où elle a fait un passage comme conseillère recherche au cabinet de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Sylvie Retailleau entre 2022 et 2023 - et de celui des armées, deux des trois ministères de tutelle de l’organisme.

Sophie Mourlon, diplômée de l’École Polytechnique et ingénieure générale des mines, est pour partie pénalisée par le contenu de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) - orchestrée par la DGEC - qui fixe les grandes orientations de la politique énergétique tricolore et dont le contenu en matière nucléaire a fait grincer des dents dans le secteur. La publication de la PPE (2025-2035), attendue depuis plus de deux ans, a finalement été reportée par Matignon après l’été, une fois débattue la proposition de loi du sénateur Daniel Gremillet (LR), plus favorable au nucléaire, en discussion à l’Assemblée nationale.

Le processus de sélection du futur administrateur du CEA a apparemment moins souri aux autres candidats possibles à l’instar de François Gauché, directeur de l’entité Healthcare de Framatome et ancien directeur de l’énergie nucléaire du CEA. Ou encore de David Emond, arrivé au CEA en juin 2019 pour prendre la tête du réacteur de recherche Jules Horowitz - le RJH - en construction à Cadarache.