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Finance - Conseil

Linxea, pionnier de l’épargne en ligne, va s’ouvrir à un nouvel investisseur

Déjà accompagné par Nextstage et Matignon Investissement et Gestion, le groupe présidé par Antoine Delon souhaite aujourd’hui élargir son actionnariat pour doper sa croissance.

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Pixabay

Courtier créé il y a une vingtaine d’années, Linxea et ses solutions de gestion d’épargne en ligne séduisent un nombre croissant de français. Au cours des sept dernières années, le nombre de ses clients est passé de 18 000 à près de 80 000, tandis que ses actifs sous gestion ont grimpé de 800 millions à environ 3 milliards d’euros. Une dynamique qui amène le groupe présidé par Antoine Delon, ancien banquier de chez Morgan Stanley, à vouloir faire évoluer son actionnariat. Selon nos informations, la boutique de fusions-acquisitions Cambon Partners a été mandatée. Cette dernière est actuellement dans la phase finale d’un processus visant à faire entrer un nouvel investisseur minoritaire. A cette occasion, le groupe devrait accroître son levier d’endettement et verra les deux associés, Antoine Delon et le directeur général Yves Conan, augmenter leur participation.

A leurs côtés, présents au capital depuis 2015, deux fonds entendent conserver leur participation majoritaire :  NextStage AM, dirigé par Jean-David Haas, et Matignon Investissement et Gestion, chapeauté par son père Christian Haas. « Ces structures sont dans une logique d’investissement de long terme et veulent encore profiter de la forte croissance de Linxea », explique un proche du dossier. Ces sept dernières années, le groupe a multiplié son chiffre d’affaires par dix, à 30 millions d’euros, pour une marge d’Ebit de près de 10 %, a appris l’Informé. La recette ? Linxea cible les clients délaissés par les banques de réseau en leur promettant des solutions d’épargne (assurance-vie, PER, SCPI…) avec des frais comptant parmi les plus faibles du marché.

Pour certains, ce petit concurrent de Boursorama va cependant devoir passer entre les fourches caudines de Mifid 2. Cette directive européenne, qui a tendance à refroidir les investisseurs gravitant autour de ce secteur, vise à renforcer la protection des investisseurs face aux institutions financières, ainsi que la transparence des marchés et des transactions. Objectif ? Mener les intermédiaires financiers à vendre le bon produit au bon client. « Les acteurs basant leur croissance sur une évolution tarifaire vont être contraints de faire toute la transparence sur leur frais, ce qui risque d’être compliqué, estime un observateur. Mais comme Linxea est déjà l’un des acteurs qui présente la plus faible rentabilité par client, cela ne devrait pas freiner. » Le verdict est attendu d’ici un mois.