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Continuer la lectureL’expert en assurance Adenes veut ouvrir son capital à des fonds
Le groupe, qui emploie 2 800 collaborateurs, cherche à pousser les feux à l’international pour franchir le cap des 300 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Le petit monde des experts en assurance pourrait bientôt voir affluer de nouveaux investisseurs. L’un de ses principaux acteurs, Adenes, veut faire entrer un nouvel investisseur à son capital, a appris L’Informé. Son président, Emmanuel Villette, a mandaté la boutique de conseil en fusions-acquisitions Vulcain pour ce faire. L’idée ? Trouver un fonds minoritaire qui apportera à la société les moyens d’accentuer sa présence en Europe. À force d’acquisitions en Italie, aux Pays-Bas et en Belgique, elle a déjà beaucoup grandi et affiche désormais un chiffre d’affaires de près de 290 millions d’euros, pour quelque 2 800 collaborateurs.
Le métier d’Adenes est – peut-être tristement — porteur. Pour le compte de compagnies d’assurance, ses agents procèdent à des vérifications après sinistre et remettent des rapports d’expertise, nécessaires à l’évaluation des indemnisations. Notamment dans le cadre de dégâts causés par les phénomènes climatiques extrêmes, dont l’intensification et la fréquence augmentent régulièrement. L’an dernier, le coût des catastrophes naturelles a atteint 10 milliards d’euros en France, un niveau inédit depuis 1999, selon France Assureurs.
Dans l’Hexagone, le marché de l’expertise compte deux autres groupes français : Polyexpert et Stelliant. Le premier était soutenu jusqu’en 2018 par Parquest Capital, qui avait fini par passer le relais aux dirigeants, tandis que le second a été racheté par Naxicap Partners (filiale de Natixis Investment Managers) pour près de 200 millions d’euros, en 2016. Des gérants du private equity bien implantés, qui pourraient choisir d’accroître encore leur présence en jetant leur dévolu sur Adenes. Selon nos informations, le processus d’ouverture du capital n’en est toutefois qu’à ses prémices. Une éventuelle transaction ne devrait pas intervenir avant le printemps.