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Continuer la lectureLes cabinets d’avocats LPA et CGR divorcent
L’un et l’autre s’étaient mariés en 2016, créant l’un des dix premiers cabinets indépendants français. Des difficultés de gestion et une mésentente historique ont eu raison de leur union.
Séisme dans le microcosme des cabinets d’avocats d’affaires. L’une des dix plus grosses structures indépendantes françaises, LPA-CGR, vient de voler en éclat. Selon nos informations, l’ensemble des avocats de l’ex-CGR Legal - six associés (le fondateur Fabrice Cassin, François Versini, Philippe Jacques, Alexia Eskinazi, Alexandre Bensoussan et Bertrand Galvez) et 25 collaborateurs - s’apprêtent à reprendre leur indépendance, huit ans après s’être unis à leurs confrères de Lefèvre Pelletier et Associés (LPA).
À l’époque, les deux entités avaient opté pour un mariage en bonne et due forme pour accélérer leur expansion à l’étranger. Une stratégie qui a finalement provoqué la séparation des deux blocs. « Le choix de l’internationalisation est un gouffre financier et a perdu beaucoup de soutiens en interne », explique un proche du cabinet, soulignant au passage l’existence de tensions entre les associés de LPA et de CGR depuis le début de la fusion. La firme est aujourd’hui présente dans les villes de Hambourg, Francfort, Munich, Tokyo, Shanghai, Hong Kong, Singapour, Casablanca, Alger et au Cameroun.
Acteur historique en droit de l’immobilier, LPA ne serait pas non plus au mieux de sa forme. Son marché sous-jacent est en fort ralentissement, tandis que celui de CGR - l’énergie - est en plein essor. « Ce déséquilibre est une source de dissension évidente, surtout lorsque l’on demande aux équipes de reverser une partie de leurs honoraires pour alimenter des erreurs stratégiques », juge une source. Jusqu’à présent, le bureau parisien de LPA-CGR affichait près de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires et employait 150 avocats. Un cinquième des effectifs s’apprêtent donc à quitter le navire… et préparent déjà l’après : la quasi-totalité des ex-CGR prévoient en effet de créer un nouveau cabinet au premier trimestre 2024, dont le nom reste encore à définir. L’an dernier, la société avait déjà perdu deux ex-CGR, les associés Philippe Raybaud (spécialisé en M & A) et Hélène Gelas (droit public, de l’environnement et de l’énergie), tous deux partis chez Jeantet.
Un coup dur pour l’ex-Lefèvre Pelletier qui, avec ce mariage, voulait réitérer le succès de l’acquisition de Pelletier Dugueyt Vaissié & Associés, menée en 1996. Mais dans les métiers du conseil, les fusions ne sont jamais sans risque. En 2010, le cabinet avait déjà été contraint d’annuler son rapprochement avec PDGB en raison de divergences culturelles trop fortes.
Une réponse de Bertrand Galvez
Votre article du 7 décembre 2023 intitulé « Les cabinets d’avocats LPA et CGR divorcent » comportent de nombreuses inexactitudes et notamment l’assertion selon laquelle Bertrand Galvez quitterait le cabinet LPA-CGR avec certains associés émanant du cabinet « ex-CGR Legal » en vue de la création d’un nouveau cabinet d’avocats au cours du premier trimestre 2024.
Cette information n’est pas véridique, Bertrand Galvez n’envisageant aucunement de créer un cabinet d’avocats avec les associés cités dans l’article précité.
La réponse de l’Informé
Nous n’avons jamais écrit que Bertrand Galvez envisageait de créer un cabinet d’avocats mais que la quasi-totalité des ex-CGR prévoyaient de le faire. Et nous maintenons nos informations.