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Continuer la lectureMeta (Facebook) : un quart des effectifs visé par un plan de départs en France
Après Google, Microsoft et Amazon Web Services, c’est au tour du réseau social de se séparer d’une partie de ses salariés dans l’Hexagone. Dans le plan en cours, les équipes de recherche en intelligence artificielle à Paris sont épargnées.
Meta France (Facebook, Instagram, WhatsApp) n’échappe pas à la vague de licenciements qui touche les géants des nouvelles technologies. Après Google, Microsoft et Amazon Web Services (AWS), le célèbre réseau social se restructure à son tour dans l’Hexagone avec 94 postes supprimés sur 358, a appris l’Informé. Ces coupes se traduiront par des départs volontaires, des changements d’affectation mais aussi des évolutions de carrière au sein de la filiale tricolore. « Le nombre maximal de départs envisagés (...) est toutefois de 88 car des salariés occupant des postes dont la suppression est envisagée ont décidé de quitter la société entre le début de la négociation et la signature du présent accord », précise l’accord signé avec le Comité social et économique (CSE). Les élus du personnel ont discuté de ce plan depuis le mois de mai et validé cette rupture conventionnelle collective (RCC), désormais enclenchée. Contacté, le groupe n’a pas souhaité faire de commentaire.
L’objectif est pour « Facebook France de faire face aux changements et nouvelles contraintes du marché et d’adapter les effectifs pour être une entreprise plus technologique avec une structure organisationnelle simplifiée », peut-on lire dans l’accord. Cette cure d’austérité s’inscrit dans un programme plus large, décidé au niveau mondial par la firme américaine. En 2022 puis en 2023, Mark Zuckerberg, le PDG de Meta, avait annoncé deux vagues de licenciements pour un total de 21 000 salariés. « Nous rendrons notre organisation plus plate en supprimant plusieurs niveaux de management », a précisé le dirigeant dans une note de blog. Plus récemment, au mois d’octobre dernier, c’était au tour de son activité liée au metaverse, Reality Labs, d’être touchée par une réduction d’effectif selon Reuters.
En France, l’accord prévoit pour les volontaires une indemnité légale de licenciement (un quart de salaire par mois d’ancienneté jusqu’à 10 ans et un tiers au-delà) assortie d’une indemnité additionnelle, calculée sur 2,15 mois de rémunération moyenne brute par année d’ancienneté. La somme versée ne peut être inférieure à inférieure à 40 000 euros mais ne dépassera pas 375 000 euros bruts. Tous les métiers ne sont pas affectés par cette rupture conventionnelle. Les spécialistes en intelligence artificielle regroupés au sein du Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR) ne sont pas concernés par exemple. D’ailleurs, le réseau social cherche même à recruter 14 personnes dans ses bureaux parisiens actuellement.
Dans d’autres pays, les départs sont déjà effectifs. Lors de l’annonce de ses résultats au troisième trimestre, Meta a indiqué que le montant total de ses dépenses pour 2023 devrait se situer entre 87 et 89 milliards de dollars, contre une estimation de 96 à 101 milliards de dollars prévus un an plus tôt. Et le cours de Bourse a repris des couleurs en retrouvant ses plus hauts historiques après avoir lourdement chuté en novembre 2022. La multinationale vaut 367 milliards de dollars.