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Santé

Le juteux business des cliniques Mon Véto

En rachetant à tour de bras des cliniques de vétérinaires indépendants, ce groupe est devenu le premier réseau de France. Mais les méthodes déployées agacent des salariés et des clients.

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Mariia Mutova / Beton Studio - stock.adobe.com

Ces trois-là ont eu du flair. En 2010, David Beciani, Nicolas Girard et Selim Soltani, collègues vétérinaires en Normandie, ont l’idée de créer Mon Véto, une structure visant à acheter des cliniques d’un même territoire pour les faire fonctionner en réseau. L’ambition ? Mutualiser les équipements, amortir les coûts et développer une marque forte pour les professionnels. Soutenue par le fonds de dette anglais Barings, leur petite entreprise attire ensuite à son capital la société d’investissement Ardian : en 2022, celle-ci prend 20 % des parts et injecte 100 millions d’euros, « afin d’accélérer le développement du groupe, en France et en Europe ». Résultat ? Dix ans à peine après sa création, la chaîne s’est imposée en poids lourds de son métier. En 2023, le groupe enregistrait 161 millions d’euros de chiffre d’affaires et revendique aujourd’hui 303 cliniques en France et en Belgique. Rien que depuis le début de l’année, une dizaine d’établissements vétérinaires est passée sous son giron…