Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Santé

Après plusieurs décès, l’ANSM interdit les nitazènes

L’agence nationale de sécurité du médicament veut classer ces opioïdes de synthèse surpuissants sur la liste des stupéfiants.

Photo
Tim Gray / Tim - stock.adobe.com

Après un second décès lié à la prise de nitazènes, ces opioïdes de synthèse réputés plus dangereux encore que le Fentanyl, l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) durcit le ton. Selon un projet de décision qu’elle vient de soumettre à la Commission européenne, l’autorité veut classer tout...

Mais la multiplication des incidents impliquant ces molécules incite la France à prendre des précautions supplémentaires. Selon les experts de l’ANSM, plusieurs « clusters » avaient été constatés en 2023, à Montpellier et à la Réunion, et un mort enregistré. Une nouvelle overdose, récente, ayant eu lieu en Île-de-France, a fini de convaincre les autorités.

Des dizaines de morts au Royaume-Uni 

Visiblement proposée par des dealers en tant qu’héroïne, cette drogue inventée dans les années 50 et dont l’intérêt thérapeutique est nul en raison d’un ratio risques/bénéfices faible a refait surface depuis 2020. Elle semble désormais se propager en Europe. L’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse ont déjà classé la substance comme stupéfiant, après une hausse du nombre d’overdoses. Au total, plusieurs dizaines de décès auraient eu lieu au Royaume-Uni, et en Estonie et Lettonie, la substance entraînant souvent un arrêt cardiaque.

Les nitazènes seraient aussi parfois intégrés à des médicaments contrefaits, comme l’antidouleur oxycodone ou l’anxiolytique alprazolam, deux médicaments dont la contrebande progresse par ailleurs si l’on en croit les saisies douanières.