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Médias - Culture

Redressement fiscal salé pour Magali Berdah

L’ex-papesse des influenceurs est rattrapée pour plusieurs impayés d’impôt sur le revenu, de TVA et de cotisation foncière.

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MAGALI COHEN / Hans Lucas via AFP

40,6 millions d’euros : c’est le montant que Magali Berdah a pu faire saisir à titre conservatoire sur les droits d’auteur de Booba, en février dernier. Selon la femme d’affaires, le rappeur, en croisade contre « les influvoleurs », serait directement responsable des difficultés rencontrées par son agence d’influenceurs Shauna Events. Le tribunal a provisoirement évalué sa créance à près de 40,6 millions d’euros. L’artiste mis en examen depuis octobre 2023 pour harcèlement moral en ligne aggravé contre l’entrepreneuse comparaîtra également pour ces faits, le parquet de Paris ayant requis un procès dans l’affaire. Une série de bonnes nouvelles pour l’ex-papesse des influenceurs devenue animatrice sur Sud Radio… Toutefois, selon nos informations, une ombre vient ternir le tableau.

En effet, Magali Berdah est sous le coup d’un lourd redressement fiscal. Les sommes concernées, selon les quatre jugements* consultés par l’Informé, s’élèvent à près de 3,1 millions d’euros. Ce montant lui a été réclamé par le fisc au titre de divers rappels d’impôt sur le revenu, sur les sociétés, sur la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, de TVA et de cotisation foncière des entreprises impayée entre 2017 et 2022, mais à en croire l’entrepreneuse, elle a déjà réglé une bonne partie de l’ardoise : « Nous sommes en train de trouver un protocole avec les impôts pour régler les 1,4 millions d’euros restants, car j’ai déjà payé la différence », assure aujourd’hui l’ancienne patronne à l’Informé.

Elle a bien tenté de faire annuler l’ensemble de ces cotisations mais ses arguments ont tous été retoqués. Magali Berdah avançait notamment que la procédure mise en place pour recouvrer les sommes était irrégulière, ou encore que les impositions en question étaient disproportionnées. La cheffe d’entreprise a également essayé de faire valoir qu’elle avait fait « l’objet de harcèlement et de procédures administratives et judiciaires dévastateurs ayant porté atteinte à sa situation personnelle et à son intimité et entraîné la déconfiture de son activité professionnelle et la saisie de ses comptes ».

Aussi, elle a indiqué qu’elle n’était pas, selon elle, « le redevable légal des impositions concernant » son ex-entreprise, une EIRL. Enfin, Magali Berdah a également avancé que les impositions litigieuses ne tenaient « pas compte des charges professionnelles et des sommes rétrocédées à d’autres influenceurs », ou encore « qu’en l’absence de séparation entre vie privée et vie professionnelle, elle n’était pas en capacité d’identifier les dépenses qui étaient déductibles ». Autant d’arguments que le tribunal administratif de Nice a trouvé trop imprécis ou manquant de pièces justificatives. Contactée, elle indique qu’elle ne fera pas appel de la décision, et regrette la mise en lumière de l’affaire : « Je n’ai pas quitté la France, je ne m’enfuis pas, je reste là, j’assume et au final je me fais défoncer quand même. »

*Article modifié le 3 avril avec les précisions de Magali Berdah ainsi que les éléments issus de deux jugements supplémentaires.

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