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Continuer la lectureQuand le Paris FC projetait un agrandissement du stade Charléty à 30 000 places
Avant l’annonce de l’arrivée de la famille Arnault et de Red Bull à son capital, le club parisien avait planché sur un projet d’extension jusque-là resté secret.
La nouvelle a fait l’effet d’une petite bombe dans le milieu du football. Selon l’Équipe, le Paris Football club est sur le point d’être racheté par la richissime famille Arnault, alliée à Red Bull. L’équipe de Ligue 2, qui vit dans l’ombre du PSG depuis des années devrait voir la Financière Agache (holding de la famille Arnault) devenir actionnaire à hauteur de 55 %, le géant des boissons énergétiques faisant lui son entrée au capital pour 15 %. Pierre Ferracci, l’actuel actionnaire majoritaire et président, conservera 30 % des parts avant de les céder à la famille Arnault en 2027. Une opération qui devrait faire basculer le club de la capitale dans une autre dimension.
Si le plan se déroule comme prévu, la question du stade va se poser. Jouant aujourd’hui ses rencontres à Charléty (13e arrondissement), enceinte de 19 000 places assises située en bordure du périphérique, le club aura certainement envie de changer de standing. Ce qui fait d’ailleurs partie de ses plans depuis un moment. Selon nos informations, un projet de rénovation a été présenté à la ville de Paris, propriétaire du stade, il y a pile un an. Il prévoyait de porter la capacité d’accueil à 30 000 places et de rendre le lieu plus attractif et adapté aux attentes du public. Bref, de disposer d’un stade « en adéquation avec le projet du club », selon les éléments avancés à l’époque. Car Charléty ne manque pas de défauts. Taillé pour l’athlétisme, il intègre une large piste entre les tribunes et la pelouse centrale qui éloigne les spectateurs du terrain. Son architecture particulière expose en outre les supporters aux quatre vents et ne dispose de quasiment pas de loges, devenues pourtant un élément important dans les ressources financières des clubs.
Pas sûr que le projet soit repris par les nouveaux actionnaires. D’abord, parce qu’il n’a rien d’évident : il implique de travailler main dans la main avec le PUC (Paris Université club) club résident historique, et de s’entendre avec la ville de Paris, propriétaire des lieux. « Le dossier est très difficile sur le plan politique » soulignait un administrateur après la présentation du projet à la mairie, même si Anne Hidalgo s’était dite favorable à une rénovation quatre ans plus tôt.
Mais surtout, Bernard Arnault et Red Bull pourraient vouloir plus chic, maintenant que le PFC ambitionne à son tour de rêver plus grand (pour reprendre l’un des slogans du PSG). La presse rapporte que Pierre Ferracci ne cacherait pas son envie de jouer ailleurs dans un futur proche, par exemple au stade Jean Bouin (antre de l’équipe de rugby du Stade Français), qui jouxte le Parc des Princes dans le 16e arrondissement. Un grand Monopoly - ou poker menteur- est d’ailleurs à l’œuvre dans la capitale. Le PSG aimerait racheter le Parc des Princes, également propriété de la ville de Paris pour l’agrandir. Mais devant le refus de la mairie, il pourrait déménager à moyen terme, pour construire son propre stade. De quoi laisser la place encore chaude à son voisin ? Contactés, le Paris FC et la mairie de Paris n’ont pas répondu à nos questions.