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Continuer la lectureMandala : l’État va enfin toucher l’argent de la vente de la villa de Bernard Tapie
Après des années de procédures, la justice a prononcé la cession au milliardaire américain Tony Tamer de l’ancienne de villa de Bernard Tapie à Saint-Tropez. 81,2 millions d’euros devraient terminer dans les poches du contribuable.
La puissance publique va enfin récupérer son argent. Voilà près de dix ans maintenant que les représentants de l’État cherchaient à vendre la somptueuse villa tropézienne de Bernard Tapie, saisie en 2013. L’enjeu est important : 500 mètres carrés sur les hauteurs de Saint-Tropez, avec piscine et accè...
Grâce à une décision favorable de la justice belge en 2022, la mise en vente de « la Mandala » par le tribunal de commerce de Liège a finalement été autorisée. C’est alors Tony Tamer, milliardaire américain à la tête du fonds d’investissement H.I.G. Capital, qui a raflé la mise, pour 81,2 millions d’euros. Une somme « exceptionnelle supérieure aux estimations », précise Jean-Pierre Martel, avocat du Consortium de réalisation (CDR), structure chargée de gérer le passif du Crédit Lyonnais. Les enchères avaient effectivement débuté à 65 millions d’euros.
Mais à l’occasion de cette vente, le milliardaire n’est pas tout de suite devenu le propriétaire de la villa. « Il a fallu conclure avec M. Tamer une promesse de vente, sous la condition suspensive que la justice française lève la saisie de la Mandala », indique Me Martel à l’Informé. Après avoir versé un acompte sur les 81,2 millions d’euros, le milliardaire américain a donc payé pendant quelques mois un loyer et financé des travaux dans la propriété, le temps que la justice dégèle le bien. Et -enfin !- c’est désormais chose faite : le 23 novembre dernier, la Cour d’appel de Paris a autorisé la cession définitive du bien. « C’est la suite logique que nous attendions de la justice », assure à l’Informé le représentant du collège de curateurs en charge de la faillite de SREI, Me André Renette.
Une autre décision à venir
L’acte de vente de la Mandala a été signé en décembre et l’intégralité du montant a été versé par Tony Tamer. L’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc), qui dépend des ministères de la Justice et du Budget, a récupéré les fonds, en attendant que la justice pénale décide du bénéficiaire final. Le feuilleton judiciaire n’est donc pas tout à fait fini : les fonds seront soit rendus aux curateurs du SREI, soit à l’Agrasc. « Mais dans tous les cas, l’argent finira par remonter au contribuable, puisque le CDR est le créancier du SREI », estime Jean-Pierre Martel. Bonne nouvelle.
Tony Tamer n’avait pas répondu aux sollicitations de l’Informé à la publication de cet article.