Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Médias - Culture

Les coulisses du rachat du Trombinoscope par Alexandre Farro

Longtemps sous pavillon britannique, l’éditeur de l’annuaire de la vie politique célèbre pour son prix annuel a été racheté par un communicant français.

Photo
Le Trombinoscope

« C’est l’ancêtre de Facebook, version papier, les « j’aime » et autres commentaires en moins ! » Pour présenter sa dernière acquisition, Alexandre Farro ne manque pas de verve marketing. Ce patron de l’agence de communication parisienne Les Émotionneurs, également président du Medef Grand Est, vient de mettre la main sur Le Trombinoscope. Célèbre pour sa cérémonie récompensant les ministres, députés, et autres élus marquants de l’année, ce titre propose un annuaire complet de la vie politique française depuis 1981 ainsi qu’une édition mensuelle – La Revue du Trombinoscope traitant de sujets d’actualités comme l’énergie, le transport, la santé… Détenu jusque-là par le Merit Group, société britannique de données et de renseignements, Le Trombinoscope a été vendu le 12 janvier dernier. « Cette cession est venue naturellement après que nous avons déjà cédé nos autres activités dans le domaine des médias », indique à l’Informé David Beck, PDG du Merit Group.

Opposé à plusieurs candidats français, Alexandre Farro a déboursé plus de 60 000 euros pour s’offrir la marque, selon les documents que nous avons pu consulter. Ce montant ne représenterait qu’ « une partie de la somme totale investie », indique laconiquement le repreneur, plus disert sur ses projets. Son idée ? Utiliser « l’outil unique » qu’est Le Trombinoscope pour « développer le lien entre Paris et les régions », alors que le pays, selon lui, se trouve actuellement dans une phase de « tension et d’appréhension » face aux institutions. La déclinaison mensuelle traitera ainsi de divers dossiers avec un prisme territorial. « Concernant le nucléaire par exemple, les choix sont nationaux mais ils impliquent les territoires et souvent plusieurs d’entre eux pour une décision : il faut en parler !  », illustre le nouveau propriétaire, qui n’exclut pas de possibles synergies avec son agence de communication.