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Médias - Culture

Danse avec les stars, RFM… ces gros cachets qui ont sauvé Philippe Lellouche

La société de production du comédien, What Else, avait été placée en redressement judiciaire l’an dernier suite à l’arrêt de son contrat avec Top Gear et la crise du Covid. Mais il a depuis réussi à remonter la pente.

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Urman Lionel / Urman Lionel/ABACA

On l’a vu à l’écran s’essayer maladroitement au tango ou à l’american smooth sur le parquet de Danse avec les stars, sur TF1. Malgré tous ses efforts, Philippe Lellouche n’a fait qu’un passage éclair dans la célèbre émission, éliminé dès le début de la compétition en février. Quelques jours plus tôt,...

Car la structure du comédien et animateur télé a été placée redressement judiciaire en avril 2025. « Un moment douloureux sur lequel je ne veux pas communiquer », nous a répondu Philippe Lellouche, s’inquiétant même de voir les chiffres circuler et craignant leur interprétation. Comme beaucoup d’artistes, il a vu la crise sanitaire pénaliser son activité de production ainsi que « la fermeture prolongée des lieux de spectacles vivants et de théâtre, qui ont été reportés ou annulés. Cela a affecté la rentabilité des projets », peut-on lire dans le jugement du tribunal des activités économiques de Paris. Sans compter un autre mauvais coup en 2023, la perte de la présentation de Top Gear sur RMC Découverte, « qui générait un chiffre d’affaires d’environ 280 000 euros ». Quelques années plus tôt, il avait déjà perdu l’animation de Lellouche à l’affiche sur RMC. Ce départ faisait suite à la mobilisation des syndicats en 2020 dénonçant dans un communiqué des « propos sexistes et misogynes » tenus à l’antenne.

Fragilisée, incapable de faire face à ses créances, What Else a alors été placée en redressement judiciaire avec un passif de 840 422 euros dont 785 227 euros exigibles notamment auprès du fisc. Pas de quoi décourager le comédien pour autant. Durant la période d’observation fixée par le juge, il s’est démené pour redresser la barre. D’abord, il a signé un nouveau contrat avec Be Aware Radio, société de production de Sébastien Cauet, pour une émission sur RFM. Depuis la rentrée de septembre dernier, il anime en semaine le Meilleur des Réveils aux côtés de Caroline Ithurbide de 6 heures à 9 heures 30. De quoi assurer le versement de 20 000 euros par mois auquel s’est ajoutée sa participation à Danse avec les stars. Ensuite, le comédien est remonté sur les planches dans Nuit d’ivresse au Théâtre de la Madeleine. L’ensemble de ses nouvelles activités a permis de doper le chiffre d’affaires de What Else de près de 25 % entre 2024 et la période d’observation s’étalant d’avril 2025 à février 2026. Ses efforts ont payé : ses créanciers ont accepté le rééchelonnement de la dette en mai dernier.

Le tribunal a donc accepté d’arrêter la procédure de redressement contre un plan de remboursement sur dix ans dont la première échéance interviendra en juillet prochain. Ce délai pourrait même être réduit dans l’hypothèse où « la société procéderait à la vente de son bateau (et si elle) réaffecte l’intégralité du prix de cession (...), au remboursement accéléré du passif ». Seule incertitude pointée par le tribunal désormais, la reconduction du contrat de l’animateur sur RFM à la fin du mois de juillet.