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Continuer la lectureLa Caisse de Dépôts du Québec veut se retirer du fabricant d’équipements aéroportuaires Alvest
Premier actionnaire depuis 2018 de ce fleuron industriel français, le fonds de pension canadien devrait signer sa sortie sur une valorisation dépassant le milliard d’euros.
Le portefeuille français de la Caisse de Dépôts et Placements du Québec (CDPQ) pourrait bientôt évoluer. Le puissant fonds de pension canadien, actionnaire d’Alstom, de Keolis ou encore du groupe d’analyses médicales Biogroup, planche sur son retrait d’Alvest, a appris l’Informé. En 2018, le financie...
D’autres actionnaires devraient profiter des velléités de départ de la CDPQ pour sortir eux aussi. Ce serait le cas de Sagard, un investisseur qui a également des racines canadiennes puisque la famille du milliardaire Paul Desmarais est son soutien historique. Le financier, qui avait été l’actionnaire majoritaire d’Alvest de 2015 à 2018, avait gardé une participation à l’arrivée de la CDPQ. L’ancien patron de l’équipementier, Jean-Marie Fulconis, qui resterait un actionnaire significatif (même s’il a transmis les rênes opérationnelles à Antoine Maguin), pourrait lui aussi céder ses titres. La position d’Ardian - présente au capital via un fonds de son activité de co-investissement - semble quant à elle moins tranchée.
Cette nouvelle opération - si elle se concrétise - devrait porter la valorisation d’Alvest bien au-delà du milliard d’euros. L’industriel avait déjà changé de mains pour un peu plus de 800 millions d’euros en février 2018, son Ebitda s’élevant à l’époque à environ 80 millions. En 2023, l’excédent brut d’exploitation dépassait 100 millions d’euros, en tenant compte d’une variation de périmètre significative : Alvest a effectivement cédé l’an passé sa filiale d’adhésifs pour la décoration de coques d’avions au fonds Adagia pour près de 200 millions, comme l’avait révélé l’Informé. Selon plusieurs sources, les négociations autour d’une recomposition du capital d’Alvest pourraient s’amorcer sur la base d’un Ebitda 2025 compris dans une fourchette - large - de 120 à 150 millions d’euros…
Alvest, au travers de sa principale filiale, TLD, est le leader mondial des équipements aéroportuaires d’assistance au sol. Il fournit par exemple des tracteurs d’avions, des démarreurs de réacteurs, des escaliers d’embarquement, des tapis de bagages… Le groupe commercialise également des pièces de rechange et des services de maintenance. L’industriel a eu des sueurs froides pendant la crise sanitaire comme l’ensemble du secteur aérien, frappé par les restrictions de déplacement et les confinements. Son chiffre d’affaires consolidé avait alors fondu de 687 à 455 millions d’euros entre 2019 et 2020, avant de se rétablir progressivement avec la reprise du trafic mondial. L’obtention d’un prêt garanti par l’État d’une quarantaine de millions d’euros (toujours à rembourser) et d’une ligne de financement accordée par Bpifrance lui avait permis de renforcer sa trésorerie en vue du redécollage de l’activité.