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Continuer la lectureHaras de Quétiéville : Nicolas Batum revend ses parts à Tony Parker
Après s’être désengagé de l’ASVEL, le basketteur a cédé sa participation dans l’exploitation de ce domaine du Calvados qui élève des pur-sang anglais.
Éliminé récemment des phases finales de la NBA avec son équipe des Los Angeles Clippers, Nicolas Batum est aussi discrètement sorti d’une entreprise cofondée avec un autre célèbre basketteur français, Tony Parker. Le duo s’était associé en 2021 dans le Domaine de Quétiéville, un haras situé dans le p...
Ses 49 % ont été repris par son compère pour plus de 400 000 euros via sa structure Infinity Nine Horses, a appris l’Informé. Contrôlée par TP, cette entreprise gère son écurie personnelle dotée d’une dizaine de poulinières en pension au Domaine avec leurs progénitures (foals et yearling), ainsi que des chevaux en sortie d’entraînement au repos. Les 51 % restants sont contrôlés par une autre société de Parker : Infinity Nine Promotion. L’ancien meneur des Spurs désormais retraité possède notamment les pur-sang Best Win, Gloryana, Terrichang, Peace Melody, Chem Chem, Hesperide, Spanish Angel, Cake by The Ocean, Caroline Bay… « Cette opération s’inscrit dans un contexte d’évolution de la structuration de la société d’exploitation, notamment avec l’intégration de notre écurie Infinity Nine Horses, explique Clément Troprès, le directeur général. Surtout, Nicolas Batum est toujours présent dans le Domaine de Quétiéville qui détient le foncier. »
Pour l’instant, le trentenaire n’a pas d’équidés, restant concentré sur sa carrière aux États-Unis dont on ne sait encore s’il la poursuivra la saison prochaine. Il a pourtant obtenu son agrément de propriétaire de chevaux de galop et a même choisi les couleurs de sa casaque en 2021. Et ce n’est pas la première fois que le sportif professionnel dénoue d’anciens liens tissés avec Tony Parker. En 2024, il avait décidé de sortir du club de basket-ball de Lyon-Villeurbanne, l’ASVEL, dans lequel il était associé avec son ami depuis 2017 comme l’avait révélé le Progrès. En plus de vendre ses actions, il avait aussi démissionné de son rôle de directeur des opérations. Ce départ était survenu après de multiples déconvenues financières pour le club, notamment avec son sponsor Skweek, la plateforme en ligne de Fedcom Media, qui n’a pas payé la totalité de son dû. Elle a été assignée en justice par l’ASVEL et a été condamnée l’an dernier.
Batum ne s’est jamais expliqué sur les raisons de son départ. Il en est de même sur ce désengagement partiel du haras survenu pourtant à un moment charnière. « L’infrastructure d’origine avec 50 boxes et 86 hectares s’est rapidement révélée insuffisante, explique Clément Troprès. Les nombreux éleveurs français et internationaux séduits par le projet, la qualité des terres et l’expertise de nos équipes, ont rendu l’agrandissement indispensable. » Et d’ajouter, « Tony a souhaité doubler la capacité.»
Pour réaliser des travaux nécessaires à l’accueil de près de 100 chevaux, le haras a organisé une levée de fonds en 2024 sur la plateforme d’investissement immobilier Bricks. En moins d’une heure, il a récolté plus d’un million d’euros sous forme d’obligations auprès de 2 800 particuliers. Ces fonds ont permis à la société d’aménager plus de 100 hectares de prairies en faisant appel à des spécialistes comme Normandie Drainage ou Giraudon Construction. Une première annexe (Soquence) dispose de 16 boxes tandis que la seconde (Ruyer) en a 30. Un an plus tard, à l’issue des travaux, « nous sommes à 75 % de remplissage », ajoute-t-il. De leur côté, les investisseurs ont commencé à percevoir un rendement fixe de 8 % par an depuis juin 2024.