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Continuer la lectureLe fonds Parquest prépare la revente des croquettes pour animaux Pro Nutrition
Le spécialiste des aliments secs pour chiens, chats et chevaux Sopral pourrait changer de mains sept ans après avoir desserré ses liens avec le groupe Avril.
Des produits sans OGM, fabriqués en France et vendus loin des supermarchés… Dans un marché des croquettes pour chiens et chats dominé par Mars ou Nestlé, Sopral essaie d’imposer une alternative premium. Le positionnement de cette PME bretonne connue pour sa marque Pro Nutrition a déjà convaincu le fonds Parquest Capital de prendre une majorité de ses parts en 2018. Le propriétaire de l’époque, le groupe agro-industriel Avril, s’était décidé à en lâcher le contrôle tout en restant minoritaire au travers de sa filiale d’investissement Sofiprotéol. Trois autres financiers étaient également montés au capital à l’occasion de ce LBO, en l’occurrence deux entités du Crédit Agricole, Unexo et Idia, ainsi qu’Agro Invest. Mais sept ans plus tard, les actionnaires se préparent activement à l’entrée d’autres investisseurs au capital. Pour ce faire, selon nos informations, ils ont choisi de s’attacher les services de la banque d’affaires Amala Partners.
Parquest évoque aujourd’hui un chiffre d’affaires de 63 millions d’euros pour Sopral, soit quasiment deux fois plus qu’avant l’arrivée du fonds (36 millions d’euros en 2017). Son Ebitda, lui, serait proche des 17 millions d’euros, a appris l’Informé, dans un marché de l’alimentation pour animaux qui a pourtant été frappé par la hausse de ses coûts (énergie, matières premières…) depuis 2022, inflation partiellement compensée par des augmentations de prix.
Également bien connue des propriétaires de chevaux pour sa marque Dynavena, la société a choisi de miser sur des ventes via les animaleries et autres magasins spécialisés. Pour convaincre les clients, le fabricant vante un approvisionnement en ingrédients dans un rayon restreint de 150 kilomètres autour de son site de Pléchâtel, en Ille-et-Vilaine. Une usine qui a fait l’objet d’un investissement de 25 millions d’euros ces dernières années pour atteindre une capacité de production de 50 000 tonnes de croquettes produites chaque année.