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Énergie - Environnement

Trois fonds d’investissement courtisent le conseil en ingénierie Neo2

Il travaille sur les réacteurs EPR d’Hinkley Point C ou sur la ligne 15 du métro parisien… Très tourné vers l’énergie et les infrastructures, Neo2 cherche un nouvel actionnaire minoritaire.

Centrale nucléaire d’Hinkley Point C (Royaume-Uni)
Centrale nucléaire d’Hinkley Point C (Royaume-Uni) Finnbarr Webster / Getty Images

Veolia, EDF, Total ou encore Engie… Neo2 peut se targuer de réunir une flopée de grands groupes français parmi ses clients. Dotée de 450 consultants, cette société de conseil en ingénierie s’est forgée une petite réputation dans l’énergie, les services à l’environnement ou encore infrastructures de transports… et agite actuellement les investisseurs. Prête à faire rentrer un nouvel actionnaire à son capital, elle cherche un un candidat prêt à mettre une soixantaine de millions d’euros sur la table contre une participation d’environ 40 %, dans le cadre d’un LBO. Selon nos informations, trois fonds français se disputent le dossier : Capza (une société de gestion contrôlée par Axa), de Qualium (ancienne filiale de la Caisse des Dépôts) et d’Andera Partners (ex-Edmond de Rothschild Investment Partners). Les négociations, pilotées par la banque d’affaires Natixis Partners, devraient se conclure  à la fin du mois.

Le nouvel actionnaire prendra le relais d’un autre investisseur, Turenne Capital, qui devrait néanmoins conserver des parts dans la structure. Ce financier était entré au capital de Neo2 en 2020 aux côtés de ses dirigeants (qui conserveront le contrôle en cas de nouvelle opération). Dans l’intervalle, l’entreprise a vu son chiffre d’affaires plus que doubler en trois ans, pour dépasser 50 millions d’euros en 2022. Cette performance n’a été réalisée que par croissance organique. La seule acquisition réalisée par Neo2 depuis l’arrivée de Turenne n’a eu lieu que début 2023 : elle portait sur une PME de taille modeste (2 millions de revenus), dans la gestion de projets pour la santé et la chimie. Le groupe fait par ailleurs état d’une confortable rentabilité, puisque son Ebitda s’élèverait à une bonne quinzaine de millions d’euros.

Neo2 a fait ses débuts en 2008 en développant des unités de traitement d’eaux industrielles, avant de se diversifier vers d’autres activités et assurer des missions d’assistance technique, d’amélioration de procédés industriels ou de conception d’infrastructures. Son savoir-faire dans l’énergie lui a valu de remporter des contrats importants dans le nucléaire (comme sur la centrale EPR d’Hinkley Point C, au Royaume-Uni), l’hydrogène (site de stockage HyPSTER dans l’Ain) ou d’autres énergies alternatives (centrale géothermique de Vélizy-Villacoublay). Dans le monde des transports, il fait partie des cabinets d’études qui planchent sur la rénovation du RER E et la mise en service de la ligne 15 du métro parisien. Dans le secteur de la santé, Neo2 peut être amené à intervenir sur des missions de contrôle qualité ou la définition processus de production.