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Transports - Auto

Michelin envisage de racheter Flex Composite Group

La célèbre marque au Bibendum fait partie des derniers candidats encore en lice pour l’acquisition du fabricant de matériaux composites dans l’enchère organisée par Rothschild & Co.

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BASTIEN ROUX / DPPI via AFP

La vente de Flex Composite Group entame sa dernière ligne droite. Selon nos informations, ce fabricant français de tissus enduits flexibles, de films techniques et de matériaux composites en carbone discute, par l’intermédiaire de Rothschild & Co, avec trois derniers candidats. L’un d’entre eux n’est autre que Michelin. Contactés, le groupe coté sur le compartiment A d’Euronext et la banque n’ont pas souhaité répondre.

En se penchant sur cette ETI française, le premier fabricant de pneumatiques au monde illustre toutefois l’importance que les matériaux composites représenteront dans son catalogue de demain. Il avait commencé à intégrer cette technologie dans son offre de chaînes à neige, dès 2016. Mais l’avenir de Michelin se dessine aussi en dehors des pneus. Il y a deux ans, la célèbre marque au Bibendum avait lancé en fanfare sa nouvelle stratégie post-Covid en se donnant pour principal objectif de réaliser entre 20 et 30 % de son chiffre d’affaires dans des activités tierces : objets connectés, médical et… matériaux composites pour divers usages. L’an dernier, ses revenus ont bondi de 20,2 %, à 28,6 milliards d’euros, notamment grâce à la vivacité de ces activités hors-pneu.

Détenu depuis 2015 par Idi, accompagné par Andera Partners, Flex Composite Group fournit des textiles et des pièces pour les bateaux, les voitures de sport (dont les Ferrari) ou bien encore pour certaines applications médicales. En 2022, il a affiché un chiffre d’affaires de près de 200 millions d’euros (dont 80 % réalisés en Europe), pour un Ebitda de 56 millions. Des fondamentaux qui ont quasi quintuplé en l’espace de sept ans, grâce à de multiples opérations de croissance externe et une croissance organique d’environ 10 % par an.

Reste que Michelin n’est pas le seul en lice. Selon nos informations, un autre industriel dont le nom n’a pas fuité et SK Capital tourneraient aussi autour de l’ETI. Ce fonds américain, qui se fait une spécialité de cibler les sociétés industrielles, commence à avoir une certaine réputation dans l’Hexagone. Il avait notamment investi dans le fabricant d’emballages Ipackchem et dans le producteur de principes actifs pharmaceutiques Seqens. L’an dernier, il avait également repris l’activité « Cristaux et détecteurs » (solutions de détection de radiations pour l’imagerie médicale, la sécurité, la sûreté nucléaire, l’exploration pétrolière et gazière…) de Saint-Gobain.