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Énergie - Environnement

On connaît les futurs nettoyeurs du Village olympique

Trois sociétés ont été sélectionnées pour assurer l’entretien et le recyclage des déchets du site qui accueillera les athlètes et leur staff.

Members of International Olympic Committee (IOC) coordination commission look at a model of the 2024 Olympic and Paralympic Games athletes' village, in Saint-Ouen, outside Paris, on August 30, 2022. (Photo by Emmanuel DUNAND / AFP)
Members of International Olympic Committee (IOC) coordination commission look at a model of the 2024 Olympic and Paralympic Games athletes' village, in Saint-Ouen, outside Paris, on August 30, 2022. (Photo by Emmanuel DUNAND / AFP) EMMANUEL DUNAND / AFP

Les fées du logis des Jeux olympiques 2024 sont dans les starting-blocks. Les trois prestataires chargés de la propreté du Village olympique ont été sélectionnés par le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJO) : Derichebourg, Paprec et Le Petit Plus vont se partager le travail. Le groupe de services aux entreprises dirigé par Daniel Derichebourg assurera le nettoyage du site, tandis que la gestion des déchets reviendra à Paprec et au Petit Plus, sa filiale de collecte et de tri dite « adaptée », c’est-à-dire employant des salariés en situation de handicap.

Avec 14 000 athlètes - staff inclus - attendus sur la zone pendant la période, la propreté du site sera un vrai challenge : le village est implanté sur trois communes au nord de Paris (Saint-Denis, Saint-Ouen-sur-Seine et l’Île Saint-Denis) et s’étend sur 52 hectares. Prévu pour être achevé fin 2023, le village sera transformé en quartier d’habitations après les JO. Côté déchets, les ambitions sont élevées : Paris 2024 entend atteindre un taux de 80 % de réutilisation ou de recyclage des déchets produits pendant la phase opérationnelle des jeux. Pour l’instant le COJO ne communique ni sur les montants, ni sur les volumes de détritus, ni sur les contraintes spécifiques liées à la densité de population du site. Les prestataires seront « formés au système de tri mis en place par Paris 2024 » et une « communication bien en amont sera adressée aux différentes délégations pour les sensibiliser », fait savoir le Comité.

Linge sale

Le cahier des charges balaye large : les entreprises sélectionnées, qui devront être prêtes environ quatre mois avant le démarrage des Jeux, seront aussi chargées du recrutement, de la formation et de l’encadrement du personnel. Selon l’ESS 2024 (la plateforme qui assure la passerelle entre les organisateurs, les collectivités et le secteur de l’économie solidaire), le nettoyage devrait mobiliser 5 000 personnes pendant la période sur l’ensemble des sites dédiés à la manifestation.

L’autre défi propreté des Jeux sera aussi de gérer le linge sale des athlètes, du staff médical, des comités et des fédérations : Paris 2024 s’est engagé à le traiter gratuitement, sans avoir recours à des laveries en libre-service. Les résidents disposeront donc chacun de trois filets munis d’un système de traçage et d’identification pour y ranger leurs vêtements. Ils leur seront restitués (propres) dans les 24 heures, dans la douzaine de laveries réparties à l’intérieur du village. Le prestataire de ce marché - pouvant grimper jusqu’à 500 000 euros - n’a, lui, pas encore été sélectionné.