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Continuer la lectureLe patron France d’EDF Renouvelables met les voiles
Le directeur général France de la filiale d’EDF dédiée aux énergies renouvelables quitte le groupe et pourrait rejoindre la concurrence.
Alors que Luc Rémont s’apprête à prendre la tête d’EDF, les premiers effets de bord se font sentir dans le management du groupe énergétique. Selon nos informations, un premier départ vient d’être enregistré chez EDF Renouvelables. Nicolas Couderc, le directeur général France de cette filiale à 100 % d’EDF a annoncé son départ en interne la semaine dernière.
Arrivé dans l’entreprise en 2014, il en a été rapidement nommé directeur fusion-acquisition avant de prendre le pilotage de la zone Franc en 2016. Il était aussi membre du comité de direction de cette société, présidée par Bruno Bensasson. EDF renouvelables compte 4 300 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 1,85 milliard d’euros pour un ebitda de 813 millions d’euros.
Dans les couloirs de l’entreprise, il se dit que l’intéressé ne devrait pas quitter le secteur : il pourrait rejoindre la société Akuo, elle aussi dédiée aux renouvelables (solaire, éolien et hydraulique). Cette entité, créée en 2007 et fondée par Eric Scotto, affiche une activité de 233 millions d’euros en 2021. Elle revendique 1,4 GW de capacités électriques en exploitation, contre 10,1 pour EDF Renouvelables.
Chose sûre, le successeur de Nicolas Couderc sera très attendu par les salariés du groupe alors que s’ouvrent les négociations annuelles obligatoires. Les organisations syndicales d’EDF renouvelables souhaitent obtenir des augmentations salariales à la hauteur de celles accordées à leurs collègues d’EDF et d’Enedis. Placés sous le statut des industries électriques et gazières (IEG), ceux-ci ont bénéficié d’une hausse substantielle du salaire de base, en octobre, à la suite d’un accord de branche. De quoi inciter les collaborateurs d’EDF Renouvelables, dépendant de la convention collective Syntec – bien moins favorable – à demander une égalité de traitement.