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Continuer la lectureComment Luc Rémont, candidat à la présidence d’EDF, a préparé son audition parlementaire avec des cadres de… EDF
Proposé par Emmanuel Macron, Luc Rémont passe son grand oral ce mercredi 26 octobre à l’Assemblée nationale. L’Informé vous dévoile ce qu’il va répondre aux élus.
Luc Rémont n’entend pas passer à côté de son audition devant les parlementaires. Le directeur général chargé des opérations internationales de Schneider Electric, proposé le 29 septembre par Emmanuel Macron au terme d’une longue hésitation, a préparé ses antisèches. Car cette rencontre face aux commissions des affaires économiques du Sénat et de l’Assemblée nationale est tout sauf une formalité : en application de l’article 13 de la constitution, le parlement dispose d’un droit d’opposition à la nomination présidentielle pour ce poste. Si 3/5 des élus votent contre (soit 74 élus sur les 124 composant les deux commissions), un autre candidat doit être désigné. Or, quelques jours après la double utilisation du 49.3 pour faire passer le budget de l’Etat et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), la susceptibilité des groupes d’opposition est à vif. Un vote favorable à ce scrutin à bulletin secret est donc loin d’être acquis.
Découvrez les réponses préparées par Luc Rémont pour son audition.
Pour mettre toutes les chances de son côté, l’ancien patron de la filiale française de la banque d’investissements Merrill Lynch a donc potassé ses dossiers auprès des meilleures sources. Et même si la pratique n’a rien d’illégal, plusieurs membres du comité exécutif d’EDF ont accepté d’aider celui qui n’est actuellement que simple candidat. C’est notamment le cas de Cédric Lewandowski, directeur de la Direction du parc nucléaire et thermique (DPNT). De façon informelle, bien entendu. Si Luc Rémont s’affiche « comme un observateur extérieur à EDF », il a d’ores et déjà un pied dans la place : au point qu’EDF assure déjà sa communication.
Audition en solo
Last but not least, Rémont s’est aussi rapproché de la députée LR du Maine-et-Loire Anne-Laure Blin, membre de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Rapporteure pour cette audition, elle a accepté de le rencontrer en amont. Elle a en revanche refusé que des collaborateurs d’EDF l’accompagnent à l’audition comme il en avait fait la demande.
Quel sera le contenu de cette audition ? L’Informé s’est procuré les questions qui seront posées à Luc Rémont. Mais aussi les réponses qu’il a préparées. Bien sûr, d’autres lui seront posées à l’oral. Il sera sans doute ainsi amené à répondre sur son rôle de banquier d’affaires dans la cession des actifs nucléaires d’Alstom à GE en 2014, lesquels doivent être prochainement rachetés par EDF. Ou sur le bilan de la privatisation de GDF en 2006, réalisée quand il était directeur adjoint de cabinet de Thierry Breton à Bercy. Les parlementaires devraient aussi lui demander son avis sur Hercule, le plan de réorganisation d’EDF qu’avait engagé Jean-Bernard Lévy en 2019 avant de le remiser. Ou sur la façon dont il compte s’y prendre pour tenir mieux les coûts et les délais sur les prochains grands chantiers du groupe.