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Continuer la lectureConseil aux entreprises : Eurazeo envisage de vendre ses parts dans Efeso
L’investisseur contrôle depuis cinq ans cette entreprise qui aide les industriels à réorganiser leurs chaînes de production et d’approvisionnement, entre autres.
Saint-Gobain, L’Oréal et Heineken font partie des rares références clients sur lesquelles Efeso a un jour levé le voile. Doté de 800 salariés, cet acteur très discret du conseil aux entreprises épaule les industriels dans des missions diverses : réorganisation de ligne de production ou de chaîne d’approvisionnement, élaboration d’un plan de décarbonation ou de transformation digitale, mais encore la refonte des ressources humaines… Le groupe pourrait changer d’actionnaire majoritaire dans les prochains mois. D’après plusieurs sources, Eurazeo, qui s’était emparé d’environ 70 % du capital en 2018 aux côtés des dirigeants, travaille à sa sortie avec l’aide de la banque d’affaires Cardinal Partners, une structure de conseil en fusions-acquisitions dirigée par des anciens de BNP Paribas.
A priori, la conduite du dossier ne devrait s’accélérer qu’en deuxième partie d’année. La raison ? Efeso négocierait actuellement une importante acquisition en Allemagne et la conclusion de cette opération pourrait avoir des conséquences sur la refonte de son propre capital. « La société de conseil que Efeso veut absorber génère un Ebitda proche des 15 millions d’euros, sachant qu’il en a lui-même totalisé 27 millions l’année dernière, souffle un connaisseur de l’entreprise. Naturellement, un rapprochement aurait des effets substantiels sur la valorisation du groupe, dans un secteur où les entreprises sont généralement évaluées entre 10 et 12 fois leur Ebitda. » Si Efeso conclut ce rachat, sa propre valorisation pourrait ainsi dépasser les 400 millions d’euros. Le sujet peut avoir des incidences sur la liste des investisseurs intéressés par la participation d’Eurazeo. Les noms d’IK, ICG et de Carlyle faisaient partie de ceux qui étaient au départ pressentis.
Fusion des ports d’Anvers et de Zeebruges
Issu du rapprochement en 2007 entre deux cabinets de conseils, le français Solving et l’italien Efeso, le groupe évoluait en Bourse jusqu’en 2016. Celui qui était son actionnaire majoritaire depuis quelques années, le fonds Argos Wityu avait alors décidé de mener son retrait de cote, avant de céder sa place à Eurazeo deux ans plus tard. Efeso travaille beaucoup pour la pharmacie, la cosmétique, l’automobile, l’aéronautique, l’agroalimentaire et la chimie. Il a également des clients dans le domaine des infrastructures portuaires, aéroportuaires et de transport - Efeso a par exemple travaillé sur la fusion des ports d’Anvers et de Zeebruges en 2021. Dans un tout autre registre, il offre aussi ses services à des fonds d’investissement dans le cadre d’audits opérationnels en amont d’une acquisition. Il a été choisi à plusieurs reprises par PAI Partners, notamment sur le dossier SGD Pharma, le fabricant d’emballages en verre pour l’industrie pharmaceutique.