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Grande conso

Il fournit le vernis à ongles des plus grandes marques : Fiabila est à vendre

Ce groupe familial français à la tête d’une douzaine d’usines dans le monde explore autant un adossement à un fonds d’investissement qu’à un autre industriel.

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Mieke Dalle / Getty Images

Fiabila préfère garder secret le nom de ses clients. Mais dans le milieu, on indique que la société travaillerait pour les plus grandes marques cosmétiques comme L’Oréal. Pour attirer un nouvel actionnaire, le fabricant de vernis à ongle ne manquera pas de mettre en avant la position stratégique qu’il occupe sur son marché. Selon plusieurs sources, ses dirigeants Pierre et Alexandre Miasnik cherchent effectivement à céder cette société dont sont également actionnaires les sociétés d’investissement bancaires Crédit Mutuel Equity et Sodero Gestion (Caisses d’Epargne). Les discussions sont pilotées par la banque d’affaires DC Advisory.

La connexion aurait été établie avec un certain nombre d’acquéreurs financiers en vue d’une opération de LBO. Ce serait par exemple le cas de 3i, cet investisseur coté au London Stock Exchange connaissant bien la cosmétique. En France, il a par exemple été actionnaire jusqu’en 2022 d’Havea, la maison mère des marques Biolane et Aragan. Le dossier Fiabila aurait aussi été proposé à Sienna Private Equity, Ergon et Sagard, trois structures qui ont en commun d’être liées à la galaxie des familles Desmarais et Frère. Parmi les autres investisseurs approchés figureraient Towerbrook ou encore Impala, la holding de l’homme d’affaires Jacques Veyrat, qui détient déjà une autre participation dans le secteur, le fabricant de produits cosmétiques P&B Group.

Identifier un nouveau dirigeant

La plupart des LBO se font généralement avec le maintien en poste des managers de l’entreprise, en dépit de quelques exemples marquants comme celui d’Eurazeo dans la marque de cosmétique Aroma-Zone en 2021. Le cas de Fiabila est plus rare dans le private equity puisqu’ici Pierre et Alexandre Miasnik ont prévu de quitter la société. Les fonds devront donc avoir préalablement identifié un futur dirigeant venu de l’extérieur. C’est ce qu’on appelle un « management buy-in » (MBI).

Mais l’hypothèse d’un adossement pur et simple de Fiabila à un autre industriel n’est pas non plus à exclure. Les façonniers français Fareva et Anjac, entre autres, auraient par exemple été invités à se positionner, au même titre que certains groupes étrangers - comme le fabricant italien Intercos (dont est actionnaire le fonds L Catterton)*.

Qu’il soit de nature industrielle ou financier, le futur propriétaire de Fiabila aura à faire à un périmètre qui a atteint une certaine ampleur. Employant plus de 300 salariés, le groupe familial est à la tête de douze usines en France, dont son site historique de Maintenon (Eure-et-Loir) et à l’étranger (notamment au Japon et aux Etats-Unis). Discret sur ses chiffres d’activité, son Ebitda serait sur une nette pente ascendante, puisqu’estimé à 25 millions d’euros en 2022, après 21 millions un an plus tôt. Les prévisions iraient même au-delà de 30 millions pour 2023.

*Element ajouté le 16 mars.