Finance - Conseil

Capza compte éteindre Transition, son activité de LBO small cap

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La société de gestion affiliée à la « machine » BNP Paribas AM ne lèvera pas de nouveau fonds pour cette branche dont le patron est discrètement parti en début d’année.

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Wasana - stock.adobe.com

Le nouveau visage de Capza commence à apparaître très progressivement. Le spécialiste de la dette privée est désormais affilié à la « machine » BNP Paribas AM depuis que son actionnaire, Axa IM, a été absorbé par la célèbre banque mi-2025. La structure est aujourd’hui rattachée à BNP Paribas AM Alts, la division gestion alternative du mastodonte (300 milliards d’euros) où le pouvoir est détenu par l’ex-état major d’Axa IM, emmené par Isabelle Scemama, récemment intronisée patronne. Comme toujours, cette fusion va avec son lot de réorganisations. Selon nos informations, l’activité Capza Transition, dédiée aux LBO sur des petites PME, ne fait plus partie des plans.

Il a été décidé de ne pas lever de nouveau fonds d’investissement pour cette entité qui se concentre sur des prises de participation majoritaires (ou de minoritaires influents) nécessitant 10 à 20 millions à injecter. Interrogé par l’Informé, Capza confirme cette décision. La difficulté d’étendre cette stratégie à une échelle plus européenne a visiblement pesé dans la balance, à l’heure où Capza, encouragé par sa maison mère, semble regarder toujours plus vers l’étranger, ajoute une source proche de la firme.

Des mouvements importants sont déjà survenus dans l’équipe de Capza Transition. Selon nos informations, le départ de son patron, Emmanuel Bonnaud, a été discrètement acté début 2026. Cet ex-KPMG et Roland Berger - dont le management et les relations avec les dirigeants des participations ne faisaient pas toujours l’unanimité - pilotait l’activité depuis sa création en 2018. D’autres mouvements sont pressentis ou en cours. L’un des deux autres associés, Jérôme Girszyn, aurait décidé de prendre de la distance, l’intéressé n’étant pas salarié mais lié à Capza par un contrat de prestation de services. Deux autres profils moins expérimentés de l’équipe auraient eux aussi remis leur démission, sachant qu’une directrice de participations avait déjà plié bagage pour Quilvest mi-2025. Contacté par l’Informé, Emmanuel Bonnaud n’a pas donné suite à nos sollicitations, tandis que Jérôme Girszyn n’a pas souhaité faire de commentaires.

Chez Capza, Capza Transition a toujours été beaucoup moins visible que les gammes de fonds de private equity « flex » et « middle market » ainsi que celles dédiées à la dette privée. Il y a cinq ans, son équipe avait réuni un véhicule de 190 millions d’euros. A ses débuts, ce dernier avait initialement vocation à investir dans des entreprises sous-performantes confrontées à un trou d’air conjoncturel. Mais sa stratégie avait fini par être recentrée vers les LBO, en ciblant les PME sans problème de rentabilité intéressées par une première opération. « Le Covid-19 et l’inondation du marché par des dispositifs de soutien du type prêts garantis par l’Etat et obligations relance, plus avantageux en termes de coût, ont coupé l’herbe sous le pied à Capza Transition qui a préféré abandonner l’angle d’investissement d’origine », raconte un connaisseur de la maison.

Aujourd’hui, Capza va devoir gérer la douzaine de participations du fonds, sous l’œil vigilant des souscripteurs. La tâche va demander du temps et de la ressource : les PME qui font l’objet d’un premier LBO réclament en général plus de travail que celles ayant déjà mené plusieurs opérations. Dans le lot figure notamment Arlettie, organisateur des ventes privées de grandes maisons de luxe, dont le début du processus de vente a tout juste commencé, après des mois de préparation - l’Informé avait déjà évoqué ce dossier mi-2025. Depuis 2023, Capza Transition était aussi en charge d’un autre petit véhicule de la maison, un fonds de remploi de 77 millions d’euros - un dispositif qui permet à des actionnaires qui ont cédé leur participation dans une entreprise de réallouer leur plus-value de cession, avec un report d’imposition à la clé.

Le patron de Capza va superviser l’activité

Selon nos informations, c’est Olivier Thoral, le CEO de Capza, qui va superviser en direct la gestion de ce portefeuille existant. Une information confirmée par la société de gestion. L’intéressé n’est pas un « deal-maker » mais un homme de l’appareil Axa IM, qui a pris la tête de Capza à l’été 2025 : il va travailler main dans la main avec Alexis Guinard, le troisième associé de Capza Transition, arrivé en 2023 après un long parcours chez Bpifrance.

En programmant la fin de Capza Transition, la société de gestion est pourtant loin de tirer un trait sur le small cap. Sa gamme de fonds historique « Flex » couvre ce marché, avec des tickets combinant une grande partie d’obligations à des fonds propres, et sans se focaliser uniquement sur des LBO primaires. Capza crééra-t-elle néanmoins une nouvelle offre pour couvrir ce segment de marché ? « BNP Paribas AM, qui cherche à séduire toujours plus les souscripteurs particuliers et fortunes privées, n’a pas d’intérêt à se couper des petites transactions, bien utile pour construire des portefeuilles diversifiés à destination de cette clientèle », juge en tout cas un intervenant.

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Depuis son passage quasi-intégral dans les mains d’Axa IM en 2024 puis de BNP Paribas AM, Capza a été confrontée à un certain nombre de départs importants. L’ex-CEO Maxence Radix, l’un des associés historiques, a quitté la société à l’été 2025, Olivier Thoral lui ayant succédé. Jean-Marc Fiamma, l’un des deux responsables de l’activité dette privée, est lui aussi parti. Un mouvement compensé par l’arrivée Christophe Vulliez, sous la supervision de Christophe Fritsch, le patron de la division « alternative credits » de BNP Paribas AM Alts. Celle-ci a annoncé un premier closing de 1,4 milliard d’euros pour son fonds Capza Private Debt 7 (dette unitranche et subordonnée). Dans l’activité de private equity mid-market, le recrutement comme associé d’Antoine Druais, venu du fonds britannique Montagu, est venu pallier le vide laissé quelques mois plus tôt par le départ de Frédéric Chiche, l’ex-co responsable d’équipe.

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