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Finance - Conseil

Bona Fidé - 2017 : Robert Zarader et Roman Abreu renoncent à fusionner

Entrées en négociations exclusives à l’automne dernier, les deux agences de conseil ne sont finalement pas parvenues à se mettre d’accord.

Robert Zarader et Roman Abreu.
Robert Zarader et Roman Abreu. Erwan Floc’h, Roman Abreu

Mariage annulé entre les agences de conseil en stratégie et en communication 2017 et Bona Fidé (ex Equancy&co). Le 14 novembre dernier, un article de Challenges révélait l’entrée en négociations exclusives des deux concurrents. Selon une source proche du dossier citée dans l’hebdomadaire, l’opération était alors « en bonne voie ». Il semblerait que les choses aient depuis changé : selon nos informations, les négociations ont officiellement pris fin cette semaine et les deux parties ont décidé de repartir chacune de leurs côtés.

« Après être allés au bout du process, nous avons pris d’un commun accord la décision de ne pas aller plus loin », résume prudemment Roman Abreu, le fondateur de 2017. De son côté, le président de l’ex-Equancy&Co Robert Zarader explique ainsi les choses : « Chez Bona Fidé, nous avons finalement décidé de rester indépendants et de développer notre croissance ». Les discussions entre les deux entités n’ont donc visiblement pas été simples, et selon nos informations, l’indiscret de Challenges n’a pas aidé. « Cette fuite a été le symptôme d’une différence culturelle », estime un proche du dossier.

Reste à savoir comment chacune rebondira désormais. Depuis plusieurs mois maintenant, Robert Zarader, fondateur de Bona Fidé, bientôt 70 ans, cherche à organiser la transmission de son entreprise. À défaut d’épouser son rival, l’économiste de formation et ancien conseiller de François Hollande explique envisager d’autres hypothèses pour le futur, esquissant une possible « solution interne », qui verrait par exemple certains de ses managers monter en participation dans l’agence. Mais pas seulement : toutes les pistes sont à l’étude, assure le dirigeant. Toujours en gardant le même objectif : « assurer le maintien et le respect de la culture de Bona Fidé, ainsi que sa pérennité. » Le cabinet a notamment conseillé la SNCF ou encore Bpifrance et affiche une santé financière florissante : si son résultat net était de 170 000 euros en 2019, la société affichait un bénéfice de plus de 760 000 euros en 2023.

De son côté, 2017 reste déterminée à grossir : « Nous avons d’autres projets pour grandir. Il s’agit d’un axe stratégique et nous avons la chance d’avoir les moyens pour envisager cette perspective », assure son fondateur Roman Abreu. Déjà en juillet dernier, le cabinet, qui conseille notamment Nexity, Amundi ou encore la Fondation Abbé Pierre, avait déposé une offre pour reprendre l’agence Epoka à la barre du tribunal de commerce. Le groupe de conseil suisse Mantu avait alors remporté la mise. Passé par Havas et Publicis, Roman Abreu a aussi conseillé Laurent Fabius lorsqu’il était ministre des affaires étrangères avant de cofonder 2017 avec Denis Pingaud et Gaspard Gantzer.