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Continuer la lectureCentralareana, livetv… Canal+ exige le blocage des sites pirates diffusant la Formule 1
La chaîne payante attaque Google, Cisco et Cloudflare pour protéger ses droits sur le championnat du monde de F1.
Canal+ poursuit sur sa lancée. Le 16 mai dernier, la chaîne a obtenu le blocage de footybite.tv, sportsurge.app ou encore de hdmatch.club, des sites qui diffusaient sans son autorisation les matchs de foot de la Champions League et de la Premier League dont elle a acquis les droits. Le 30 mai, une au...
Dans le cas présent, Canal+ entend protéger son statut de diffuseur officiel du Championnat du monde de Formule 1, organisé par la fédération internationale de l’automobile (FIA), dont le groupe a acquis les droits en 2013. Entamée en février, la saison se déroule jusqu’au 8 décembre, avec 24 grands prix dans 21 pays, comme à Monaco. Un programme populaire regardé chaque année par plus d’un million de téléspectateurs sur les chaînes le bouquet Canal+ Sport 360, Canal+ Formula 1, etc. Voilà quelques semaines, la filiale de Vivendi a donc à nouveau assigné Google, Cisco et Cloudflare, en utilisant toujours l’article L333-10 du Code du sport. Une disposition qui permet depuis 2021 aux fédérations et aux chaînes de réclamer d’un tribunal « toutes mesures proportionnées propres à prévenir ou à faire cesser » un piratage en ligne qui viole leurs intérêts, et ce auprès de « toute personne susceptible d’y contribuer ». Un champ d’action très large qui exige néanmoins la démonstration préalable qu’un site déterminé occasionne des atteintes « graves et répétées » à leurs droits d’exploitation audiovisuels.
Comme dans ses premiers recours, Canal a donc fait constater par huissier dès février et mars 2024 que plus d’une quinzaine de sites piétinaient ses droits en diffusant illégalement des courses de F1. Dans le lot, des adresses comme futbolenvivo.ru, centralareana.live, crvsport.ru, livetv.lol, streameast.buffstream.io, sporttuna.sx ou freestreams-live1se.nu. Selon nos informations, la chaîne souhaite que Cisco, Cloudflare et Google soient contraints dans les trois jours de modifier leurs annuaires DNS pour couper l’accès à ces noms. Elle convoque également un autre volet de l’article L333-10, celui qui charge l’Arcom d’enrichir, dans le futur, cette première liste noire avec les adresses des sites pirates de F1 qui ne seraient pas encore identifiés à la date de la décision attendue à partir de juillet prochain. Un levier qui permettra de bloquer des dizaines d’autres portails dans les prochains mois. Et cette course au blocage ne devrait pas s’arrêter là. Selon nos informations, elle est regardée de près par le secteur de l’audiovisuel qui jusqu’à présent n’avait assigné que les fournisseurs d’accès (aux fins de blocage), les moteurs de recherche (aux fins de déréférencement) et les hébergeurs de fichiers (aux fins de retrait). Selon nos sources, le monde du cinéma envisage d’agir aussi contre les DNS alternatifs afin d’étendre son combat contre le streaming et le téléchargement direct de films et séries.
Contactés par l’Informé, Google n’a pas souhaité faire de commentaire à ce stade, Cisco, Cloudflare et Canal+ n’ont pas réagi.
Près d’une trentaine de sites bloqués pour protéger le Top 14 de rugby
Les fans de rugby, fidèles aux DNS alternatifs de Google, Cisco ou Cloudflare pour éviter de payer un abonnement Canal, doivent se préparer : une trentaine de sites diffusant le Top 14 de rugby ne seront bientôt plus accessibles. Le 30 mai, le tribunal judiciaire de Paris a en effet ordonné à ces trois acteurs de bloquer jusqu’au 29 juin 2024, date du dernier match du championnat, l’accès à des portails comme livetv681.me, volkastream.net, rugby.jokerguide.com ou encore rugbystreams.me. La décision est susceptible d’appel.