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Continuer la lectureTechnicolor : Arnaud Montebourg et Tarak Ben Ammar jettent l’éponge
Le duo cherchait à reprendre devant le tribunal de commerce les actifs de la filiale Mikros. Mais il a finalement abandonné son projet car Paramount aurait rompu un important contrat.
Fin de partie pour Arnaud Montebourg et Tarak Ben Ammar. Le duo s’était associé pour faire une offre de reprise sur Mikros en début de semaine. La filiale (avec MPC et The Mill) la plus convoitée de Technicolor, spécialiste des effets spéciaux aujourd’hui placé en redressement. Mais dans un courrier adressé ce jour à l’administrateur judiciaire, les Studios de Paris du producteur Tarak Ben Ammar et les Équipes du Made in France d’Arnaud Montebourg, annoncent jeter l’éponge. « Le retrait brutal et soudain de la major Paramount du contrat avec Mikros Animation quelques heures après le dépôt de notre offre ainsi que les incertitudes détectées sur les autres contrats signés avec Mikros Animation, soit une disparition de 90 % du chiffre d’affaires de cette business unit, nous empêchent de considérer la reprise (...) comme étant viable, sérieuse et pérenne ». Le contrat en question porte sur le prochain blockbuster Tortues Ninja.
Ce retrait fait suite à celui de Mathematic Group et laisse en pole position l’américain TransPerfect qui tente d’améliorer sa première offre de 100 000 euros pour certains actifs en reprenant des salariés. Mais leur proposition dépend aussi de Paramount avec des conditions suspensives. Le juge doit rendre son verdict ce lundi. « Nous avons voulu (...) défendre le maintien en France de nos outils de travail d’excellence dans l’industrie cinématographique (...) ses emplois créatifs et techniques de haut niveau et (...) que les centres de décision (...) restent en France », précise la lettre.
La chute du fleuron français a été très rapide. En décembre 2023, le retrait de la bourse s’était fait à 1,63 euro par action, soit une valeur du capital de 50 millions d’euros, auxquels s’ajoutaient 974 millions d’euros de dettes, soit une valeur d’entreprise d’environ un milliard d’euros. Quinze mois plus tard, les offres de reprise tournent autour de 100 000 euros. Dans un communiqué publié sur LinkedIn, la SPIAC CGT en appelle au ministère de la Culture en rappelant que 400 emplois sont en jeu. « Une catastrophe pour l’industrie culturelle » déplore le syndicat.
Contactée, l’administratrice judiciaire, Hélène Bourbouloux, chargée du dossier, n’a pas répondu à nos sollicitations à l’heure de notre publication.