L'abonnement à l'Informé est à usage individuel
Un autre appareil utilise actuellement votre compte
Continuer la lectureStéphane Bern : un business pas toujours couronné de succès
Le spécialiste de la royauté a gagné beaucoup d’argent avec ses sociétés de production… mais en a aussi perdu dans des projets annexes.
On le connaît pour son émission Secrets d’Histoire, son sourire en toutes circonstances ou encore son engagement pour la préservation du patrimoine. Entré dans le paysage audiovisuel français dans les années 1990 avec une chronique sur les familles royales chez Europe 1, Stéphane Bern ne l’a plus jam...
Au sein de la structure, l’homme de télé a été rejoint en 2017 par Gaël Richard, devenu président de la société puis associé à 51 %. Selon nos informations, les résultats de l’entreprise autour des sept dernières années ont fluctué autour des 200 000 euros de bénéfice (voir notre tableau ci-dessous), pour atteindre 329 000 euros en 2021 puis chuter à 112 000 euros en 2022. Mais ces performances variables n’ont pas empêché notre duo de se verser des dividendes coquets : 730 000 euros en tout depuis 2019, soit en moyenne 182 500 euros par an. Les deux hommes ne se sont jamais quittés et ont même créé une autre société de production ensemble, Kisayang. Selon les derniers comptes déposés, son bénéfice avoisinait 230 000 euros en 2022, contre 27 000 euros en 2018. Ici aussi, les associés se sont versé d’importants dividendes depuis la création de l’entreprise : 730 000 euros*, encore, en tout. Au total, les deux complices ont donc perçu 250 000 euros de dividendes en 2022, dernier exercice connu.
Interrogé en vue de cet article, le spécialiste des têtes couronnées n’a pas répondu à l’Informé. Et pour cause : « je n’aime pas tellement parler d’argent. Ça reste un tabou en France », indiquait-il au Parisien en 2023. L’homme y expliquait être endetté à hauteur de 4 millions d’euros, à rembourser sur 25 ans. Un montant qui correspond à un prêt souscrit pour remettre en état le Collège Royal de Thiron-Gardais, en Eure-et-Loir, racheté en 2013 par le présentateur d’Historiquement vôtre. En 2021, la 28e personnalité préférée des Français selon le classement du JDD a même créé deux sociétés pour encadrer ses activités liées à son nouveau chez-lui : la Société d’exploitation du patrimoine percheron (SEPP), qui a pour objet la « conception, création, aménagement, gestion, exploitation, promotion et valorisation » du lieu, et Collège Royal. Cette dernière, fondée aux côtés de son compagnon Yori Bailleres et de Gaël Richard, vise à accueillir les revenus des produits dérivés liés au lieu historique.
Comptez 25 euros la boîte de trois savons Stéphane Bern, 12,50 le carnet « Bern to be alive » ou encore 35 euros le parfum d’intérieur « Ambre renaissance ». Côté mode, en avril dernier, le présentateur star et Bailleres ont déposé la marque « Paris Le Perche » auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle (Inpi). Le nom correspond à la marque des T-shirts vendus sur le site du Collège Royal. Si les comptes de l’entreprise, récente, n’ont pas été déposés, le journaliste confiait en avril dernier à Libération que son exploitation était déficitaire. Et d’ajouter : « Je ne peux pas dire que je me sois enrichi avec cette expérience. »
S’il y a en revanche une chose qui marche à tous les coups dans l’empire Bern, ce sont ses livres. En 2023, le Parisien affirmait qu’il aurait écoulé près d’un million d’exemplaires chez son éditeur Albin Michel, notamment grâce à la série des Secrets d’Histoire qui compte une dizaine de volumes. Fin 2023, notre homme a publié chez Plon l’ouvrage sur Élizabeth II La reine qui aimait la France, vendu à plus de 3 000 exemplaires, mais aussi un opus sur Les Secrets du château de Windsor, écoulé à 7 100 exemplaires. S’il a perçu 10 % de droits d’auteur sur chaque exemplaire vendu, comme c’est courant dans le métier, on peut estimer qu’il a empoché grâce à ces deux livres plus de 26 000 euros.
Plusieurs nouvelles parutions sont d’ailleurs prévues d’ici à la fin de l’année, comme un ouvrage sur la Maison Blanche à paraître chez Fayard ou encore la suite de son album sur les chiens des personnalités célèbres parus en 2009 chez Albin Michel. So Royal ! Une vie de chien 2 est attendu en librairies fin décembre.
* 550 000 euros de dividendes + une distribution exceptionnelle de réserves de 180 000 euros en 2020.