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Médias - Culture

Grève et motion de défiance contre la direction au Parisien

À l’appel de l’intersyndicale, les salariés du groupe du quotidien ont voté une grève de 24 heures non reconductible pour dénoncer le plan social en cours.

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ARTUR WIDAK / NurPhoto via AFP

Journée d’hiver chaude au Parisien. À l’appel de l’ensemble des syndicats (FO, SNJ, SNJ CGT...) les salariés du groupe (propriété de LVMH) ont été appelés à se prononcer ce jour sur une motion de défiance contre la direction du journal et une grève de 24 heures ce vendredi 7 mars. Les deux initiative...

Le directeur de la rédaction du titre, Nicolas Charbonneau, ainsi que sa directrice générale, Sophie Gourmelen, sont tous deux jugés responsables de la situation sociale actuelle. Dans un mail interne, les élus estiment « qu’avec 39 postes de moins, les salariés n’auront plus les moyens de travailler correctement et encourront de graves risques psycho-sociaux ». Pour eux, ce projet de réorganisation « telle qu’envisagée destabilisera les équipes ».

Le 13 février dernier, la direction a ouvert des négociations autour d’un accord sur la gestion des emplois et des parcours professionnels en entreprise (GEPP) prévoyant un dispositif de congé mobilité et des mesures de fin de carrière accessibles « sous certaines conditions et pour certaines directions uniquement ». Les élus avaient accueilli ce plan avec « la plus grande sidération » et soulignent avoir déjà subi par le passé « d’incessants réajustements, mercatos et dissolutions de services » dans une logique d’économies.

La direction avait justifié ces mesures par la situation économique délicate du titre, marquée par une baisse de la diffusion papier (-9,5 % sur un an à fin septembre en kiosque), une augmentation des charges fixes en raison notamment de l’inflation, un chiffre d’affaires en chute alors que le numérique ne compense pas la baisse du print, et une perte de 34 millions d’euros en 2024.