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Médias - Culture

Comexposium (Salons de l’agriculture, du tourisme…) perd son patron sur fond de divergences

La relation se serait refroidie entre Renaud Hamaide et ses actionnaires, la Chambre de commerce et d’industrie Paris Île-de-France et Crédit Agricole Assurances.

Photographie prise lors du 61e Salon de l’agriculture, le 27 février 2025.
Photographie prise lors du 61e Salon de l’agriculture, le 27 février 2025. BERTRAND GUAY / AFP

L’annonce surprise a été faite aux 1 200 salariés de Comexposium la semaine dernière : Renaud Hamaide va quitter son poste de PDG pour des raisons personnelles, d’ici le mois prochain, a appris l’Informé. Une communication interne qui suscite moultes interrogations, à l’heure où ce géant de l’événementiel, notamment organisateur du Salon de l’Agriculture, du Salon du Chocolat, du Concours général agricole ou encore du Salon du tourisme, pourrait remettre à plat son actionnariat à la fin de l’année.

Renaud Hamaide, 61 ans, est une figure de l’événementiel. Il a notamment passé une dizaine d’années chez Unibail-Rodamco, en tant que directeur du développement puis directeur général des activités congrès et expositions, et a présidé la principale association de la profession dans le monde, l’UFI (Union des foires internationales) pendant un an. Devenu en 2008 directeur général exécutif de Viparis, le gestionnaire de sites de congrès et d’expositions en Île-de-France, il s’est aussi vu confier les commandes de Comexposium deux ans plus tard.

« Il incarne Comexposium depuis une quinzaine d’années et a un poids significatif dans la gouvernance, témoigne un proche du dossier. Mais il y a eu un désaccord entre lui et les actionnaires, la Chambre de commerce et d’industrie Paris Île-de-France et Crédit Agricole Assurances, notamment sur son package de rémunération ». Une version confirmée par d’autres sources, qui ajoutent un désalignement sur le timing de la prochaine mise en vente du groupe. Ce que ne confirme pas la direction de l’entreprise. En 2015, lors de la vente de la participation d’Unibail-Rodamco dans Comexposium, Charterhouse avait - comme pour chaque opération de LBO - accordé un ‘’management package’’ au dirigeant, en phase avec les normes de marché. Il en fut de même en 2018, lors de la vente de la participation du fonds au Crédit Agricole Assurances. « Le fonds avait mis la barre assez haut, mais cela ne dépassait pas le million d’euros, loin de là, explique un conseil. Par ailleurs, son ‘’management package’’ a été littéralement plombé par la période Covid, pendant laquelle le groupe a souffert. »

Lors de la crise sanitaire, Comexposium a été confronté à la plus grave chute de son activité de son histoire, avec une interruption totale de ses événements pendant de longs mois. La filiale de la CCI avait été contrainte de se placer en procédure de sauvegarde, avant d’entamer son redressement. Aujourd’hui, son Ebitda se situerait légèrement au-dessus des 100 millions d’euros, contre près de 80 millions fin 2018. De quoi envisager plus sereinement une mise en vente que la plupart des observateurs anticipent pour le dernier trimestre 2025… voire au premier trimestre 2026, le temps de trouver un successeur à Renaud Hamaide, la relève n’étant, à ce jour, pas encore assurée.

Contactés, les actionnaires de Comexposium n’ont à cette heure pas répondu à nos sollicitations.