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Médias - Culture

Au Parisien, le séminaire de la discorde

Fin avril, la direction de la rédaction du quotidien et quelques chefs de service se sont réunis lors d’un séminaire dans l’Oise. Au sein du journal, l’absence de transparence autour du contexte de la réunion et du choix des invités agace.

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CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Le Parisien n’avait certainement pas besoin de cette nouvelle polémique. Moins d’un mois après que les journalistes de la rédaction ont voté une motion de défiance à l’égard de la direction du journal, c’est un séminaire interne qui sème maintenant le trouble. Organisé les 25 et 26 avril derniers dans l’Oise, l’événement a réuni la direction de la rédaction ainsi que quelques personnalités haut placées du journal. Ce 12 mai, la Société des journalistes (SDJ) du quotidien s’est fendue d’un communiqué abordant ce sujet. Dans ce mail consulté par l’Informé, la SDJ précise avoir interrogé le directeur de la rédaction Nicolas Charbonneau sur les motifs et les invités de l’événement. La réponse du dirigeant ? Le séminaire a été organisé sur la question de la ligne éditoriale, avec un « casting serré » incluant les chefs de quatre services (Audience/engagement, Politique, Sport, Vidéo).

Pourquoi seulement ces quatre chefs de service et pas les autres ? Ils partageraient un point commun : avoir « travaillé dans d’autres médias », leur permettant d’apporter leur « regard » et leur « expérience ». Ces explications n’ont toutefois pas convaincu l’ensemble des salariés. Auprès de l’Informé, une journaliste déplore l’organisation de ce week-end peu après le vote de la mention de censure envers Nicolas Charbonneau : « il ne trouve rien de mieux que de s’offrir, deux semaines après, deux jours avec ses petits camarades dans un château dans l’Oise où ils ont fait un karaoké jusqu’à pas d’heure. » Et d’ajouter : « c’est indécent, il divise pour mieux régner, c’est le règne de la terreur ».

Fanny Bonjean, cheffe du service Audience et Engagement du Parisien, confirme avoir participé au séminaire controversé. « Je comprends que dans ce contexte, des questions se posent. Mais de là à y voir quelque chose de clanique, que les gens aient l’impression que les choses se décident sans eux… ce n’est pas le cas. » La salariée indique en outre que ce séminaire a été l’occasion de « réunions de réflexion plus larges qu’au quotidien ».

Auprès de la SDJ, Nicolas Charbonneau a également précisé souhaiter « qu’il y ait d’autres concertations », et que la direction s’engageait à revenir devant la rédaction pour présenter son travail, encore en cours. La SDJ a également, dans ce communiqué, rappelé vouloir que « soient prises en compte les contributions émanant de tous services de la rédaction, et pas seulement celles de quelques-uns ».

Contacté, le groupe Les Echos-Le Parisien n’a pas souhaité commenter l’affaire.