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Continuer la lectureUn poids lourd de l’immobilier prêt à claquer la porte de la Fnaim
Offre professionnelleLes discussions s’avèrent tendues entre la direction du syndicat immobilier et celle d’un de ses adhérents historiques.
Coup de tonnerre à la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim). Le premier syndicat des professionnels du secteur pourrait très prochainement perdre un adhérent historique de poids. D’après nos informations, confirmées par plusieurs sources du secteur, le groupe Evoriel - spécialisé dans les activités de syndic et de gestion locative - réfléchit sérieusement à quitter la Fédération et à ne pas renouveler son adhésion à compter de l’an prochain.
Le groupe Evoriel est issu de la cession en avril 2024 par Nexity de toute son activité services au fonds d’investissement Brightpoint. Cet acteur de premier plan du secteur immobilier emploie aujourd’hui près de 3 100 salariés à travers différentes marques historiques (Lamy, Richardière, Oralia…) couvrant à la fois les activités de syndic de copropriété, de gestion locative et de transaction.
Un impact financier important pour la Fnaim
La rupture annoncée serait entre autres motivée par des divergences de fond avec la politique actuellement menée par la direction du syndicat. « Le groupe reproche notamment à la fédération un manque d’écoute, mais aussi d’être trop tournée sur la transaction et pas assez sur les autres métiers - syndics, location - qui comptent tout autant pour le secteur », confie un professionnel proche du dossier. Plus globalement, l’entité Evoriel, aujourd’hui pilotée par Erwan Dupuy, président, et Thierry Smadja, directeur général, semble aussi opérer une remise à plat de ses diverses participations dans le secteur. En début d’année, le groupe avait ainsi décidé de revendre ses parts dans le portail d’annonces immobilières Bien’ici (propriété du groupe Arche), comme l’avait révélé l’Informé.
Contacté, le président de la Fnaim, Loïc Cantin, se veut encore rassurant, faisant savoir que « la décision d’Evoriel n’est pas définitive suite à une dernière réunion. » De son côté, la direction d’Evoriel n’a toutefois jamais répondu à nos maintes sollicitations.
S’il est confirmé, ce départ soudain laissera des traces pour la Fnaim. Quelques années après la sortie de Foncia, un poids lourd du secteur, la Fédération verrait à nouveau lui échapper un autre adhérent de premier plan. Aujourd’hui, le syndicat ne compte en effet plus que quelques grands groupes intégrés (hors réseaux de franchisés). Et notamment Citya, Square Habitat, et Sergic qui cotisent à la fois pour le siège national et les chambres régionales. D’après nos informations, le retrait d’une entité comme Evoriel pourrait peser sur les finances de la Fnaim en l’amputant de près de 100 000 euros de cotisations annuelles. De surcroît, le départ de cet acteur important fragiliserait aussi la fédération en matière de représentativité.
Enfin, la décision du groupe Evoriel est loin d’être un acte isolé : toujours selon nos informations, la Fnaim aurait perdu quelque 1 500 adhérents au cours des deux dernières années. Même si une partie de ces défections est liée à des fermetures d’agences immoblilières.
NB : article modifié le vendredi 19 septembre à 9h 22 avec des précisions sur la baisse du nombre d’adhérents.
Une réponse de la FNAIM
Mise en cause dans un article publié le 18 septembre 2025 sur le site web www.linforme.com et intitulé « Un poids lourd de l’immobilier prêt à claquer la porte de la Fnaim », la FNAIM entend apporter les quelques précisions qui suivent sur les faits qui y sont relatés, compte tenu de l’inquiétude et des interrogations qu’il a suscité chez ses adhérents, ses salariés et plus généralement, les entités avec lesquelles elle est en contact professionnel.
1. L’article présente les discussions entre la FNAIM et le groupe EVORIEL, qui est l’un de ses adhérents, comme un « coup de tonnerre » alors même que le fonctionnement normal d’un syndicat suppose des échanges légitimes entre la direction et ses adhérents sur des sujets centraux et importants tels que les orientations stratégiques ou encore les moyens d’action. De plus il n’y a rien de surprenant à ce qu’un adhérent en pleine phase de transition de gouvernance souhaite redéfinir les conditions et le cadre de ses relations avec un syndicat auquel il adhère.
2. A ce jour, et alors même que l’article dont s’agit présente la prétendue rupture entre le
groupe EVORIEL et la FNAIM comme consommée, rien n’est encore décidé, les discussions actuelles, cordiales et constructives, étant encore en cours. Dans ce contexte, les relations de travail entre ces deux entités sont d’ailleurs toujours effectives.
3. Enfin, l’affirmation selon laquelle la FNAIM aurait perdu 1500 adhérents en deux ans est inexacte. Il est regrettable que le Président de la FNAIM n’ait pas été interrogé sur ce point par le journaliste lors de son échange avec lui car il aurait alors pu lui expliquer que depuis janvier 2023 l’évolution mensuelle des adhésions contredit radicalement cette assertion.
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