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Continuer la lectureL’agence immobilière en ligne Hosman dépose le bilan
La néo-agence, lancée en 2018, est à la fois pénalisée par le ralentissement de son activité et un lourd endettement.
La crise immobilière plonge un nouvel acteur dans la tourmente. La néo-agence en ligne, Hosman, a été placée en redressement judiciaire ce vendredi 12 septembre, a appris l’Informé. Cette décision fait suite à l’échec d’une procédure de conciliation auprès des créanciers qui visait à étaler les lourd...
Comme bien d’autres start-ups du secteur - Les agences de papa, Liberkeys, Proprioo… - Hosman s’est lancée en 2018 avec l’ambition de dépoussiérer le marché traditionnel des agences. Son credo : appâter les vendeurs avec des commissions low cost - plafonnées à 4 900 euros et à 8 900 euros pour les biens haut de gamme -, et fluidifier les transactions grâce à des process (presque) entièrement numérisés, de la signature du mandat, aux prises de rendez-vous… Les visites restant bien évidemment assurées par les agents immobiliers salariés de l’entreprise.
Mais ces innovations coûtent cher à développer : en 2021, l’entreprise a dû boucler une levée de 6 millions d’euros faisant entrer au capital les fonds LBO France, UL Invest, NCI, ainsi qu’Andreas Wiele, l’ex patron d’Axel Springer Digital. Et l’activité plafonne : alors que la néo-agence visait une implantation dans 10 à 15 grands centres urbains, « 70 % du chiffre d’affaires est aujourd’hui réalisé sur Paris et l’Île-de-France, le reste étant réparti entre Bordeaux, Marseille, Lyon et Nantes », concède Stanislas de Dinechin. Confrontée à la réalité du marché, la start-up a préféré rester concentrée sur les très grandes villes, son modèle économique exigeant d’importants volumes de transactions pour être rentables.
Bien sûr, la crise immobilière n’a pas amélioré la situation. Comme tous les acteurs du marché, Hosman a subi un tassement de ses ventes. « Ce, même si nous réalisons encore une centaine de transactions par mois », précise son fondateur.
La direction de l’entreprise, qui assure toujours croire en son modèle, fait savoir qu’elle table désormais sur la procédure de redressement en cours pour trouver des solutions à son endettement et de nouveaux « de nouveaux investisseurs stratégiques. »