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Continuer la lectureRoquette échoue à trouver un acheteur pour sa filiale de colorants Sethness
Offre professionnelleLes prétentions financières du groupe familial nordiste ont eu raison de l’appétit des candidats.
La perspective d’un changement de propriétaire s’éloigne pour Sethness. Le producteur de colorants caramel, qui fournit entre autres Coca-Cola, avait été mis en vente par sa maison-mère Roquette en début d’année, comme l’avait révélé l’Informé. Mais, selon nos informations, le processus de cession piloté par la Société Générale n’a pas permis d’identifier un acheteur prêt à s’aligner sur les attentes de valorisation du groupe familial nordiste. Une poignée d’acteurs financiers et d’industriels se sont pourtant bel et bien manifestés. Si le nom du fonds américain HIG Capital était celui qui revenait avec le plus d’insistance dans ces pourparlers menés dans le secret, celui de son compatriote KPS Capital Partners était aussi évoqué. Mais les discussions ont abouti à une impasse, et le dossier a été refermé, au moins temporairement.
Ce projet de cession n’avait rien d’anecdotique pour Roquette. Le roi de l’amidon avait envisagé cette cession dans l’espoir d’en tirer un montant relativement proche du demi-milliard d’euros. D’après nos informations, Sethness qui possède quatre sites industriels (dont un dans le Nord) réaliserait un chiffre d’affaires de près de 200 millions d’euros pour un Ebitda compris entre 40 et 50 millions d’euros. En mettant sa filiale sur le marché, le géant mondial de l’amidon était prêt à se séparer d’une activité dont il s’était emparé en 2018 : un arbitrage assez peu courant chez un tel groupe familial.
Mais, après avoir subi une chute de son chiffre d’affaires et de son Ebitda de plus de 10 % en 2024, le cash espéré aurait donné à Roquette l’opportunité de contenir la progression de sa dette. L’an passé, le groupe nordiste a effectivement fait appel pour la première fois au marché obligataire. Il a levé 1,2 milliard d’euros pour mettre la main sur les activités d’excipients pharmaceutiques du roi américain des ingrédients IFF. Ce méga deal - le plus gros rachat de son histoire - bouclé fin avril pour 2,85 milliards de dollars permet à Roquette de mieux équilibrer ses activités entre l’agroalimentaire et la pharmacie.
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