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Continuer la lectureLa chaîne Pimkie envisage cinquante nouvelles fermetures de magasins en 2024
Après un premier plan de sauvegarde de l’emploi en mars, le consortium propriétaire de l’enseigne s’apprête à en déclencher un second pour tenter de redresser la situation.
Voilà une nouvelle qui risque de gâcher les fêtes de centaines de familles à travers la France. L’enseigne Pimkie s’apprête, selon nos informations, à mettre en place un nouveau PSE quelques mois après une première restructuration. Une réunion en ce sens (dite « R0 ») a été fixée au 10 janvier 2024 p...
Comme bien des enseignes d’entrée et de moyenne gamme, Pimkie souffre d’un trafic insuffisant et de ventes en recul. Selon le Panel distributeurs de l’Institut Français de la Mode, le marché textile stagne sur les neuf premiers mois de l’année et recule même de 2,5 % « à prix constants ». Surtout, il...
Comme bien des enseignes d’entrée et de moyenne gamme, Pimkie souffre d’un trafic insuffisant et de ventes en recul. Selon le Panel distributeurs de l’Institut Français de la Mode, le marché textile stagne sur les neuf premiers mois de l’année et recule même de 2,5 % « à prix constants ». Surtout, il reste toujours très en retrait par rapport à 2019 (- 6,9 % en valeur) ». Dans un tel contexte, Pimkie n’a pas réussi d’exploit : le chiffre d’affaires de la chaîne s’est établi à 160 millions d’euros en 2022 (contre 220 en 2019), assorti de 50 millions de pertes. Dernièrement, les opérations promotionnelles de fin d’année, dont le Black friday, se sont succédées sans discontinuer en magasin pour attirer la clientèle. Mais cela n’aura pas suffi.
Il faut dire que l’entreprise, en outre, doit faire avec une certaine instabilité à sa tête. Nommée en février dernier à la direction générale de Pimkie par les nouveaux propriétaires, Sandrine Lilienfeld n’est restée en poste que cinq mois, avant de quitter la société avec éclat : sur le réseau social Linkedin, elle a fait part d’un point de vue « très différent des actionnaires sur le redressement de l’entreprise » et de « valeurs managériales en opposition » à l’annonce de son départ.
Lors de la mise en vente de Pimkie en 2022, des estimations d’experts relayées alors par les syndicats évaluaient à une centaine le nombre de magasins à céder en France pour tenter de relancer l’enseigne. Avec ce deuxième PSE qui se profile, ce nombre serait atteint. « Ce n’est pas pour autant que cela va résoudre les problèmes de Pimkie, craint Élodie Ferrier, secrétaire fédérale de la CGT en charge du textile et de l’habillement. L’enseigne est sous perfusion des Mulliez pour encore quelques mois, mais le consortium ne pourra pas tenir indéfiniment. » En février, des membres de la famille Mulliez, via la structure Oosterdam, avaient injecté plus de 110 millions d’euros dans l’enseigne, avant de remettre 42 millions au pot fin mars, pour accompagner la reprise par les nouveaux propriétaires.
L’entreprise, contactée, n’a pas répondu à nos questions. Mais le lendemain de la publication de notre article, Pimkie indiquait dans un communiqué que « le contexte économique actuel, la baisse de fréquentation dans nos points de vente et l’inflation impactent considérablement nos ventes et nos résultats économiques. C’est pourquoi, la direction est contrainte d’envisager des fermetures de magasins supplémentaires à partir de 2024 afin d’écrire notre futur modèle duplicable, évolutif et résistant aux crises ».