Grande conso

Cosmétique : trois fonds s’affrontent pour racheter Aroma-Zone

Offre professionnelle

Nombre d’acteurs du private equity ont préféré jeter l’éponge en raison du prix demandé par Eurazeo, propriétaire du groupe depuis 2021.

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SERGE ATTAL / Only France via AFP

Ce jeudi 16 juillet n’est pas un jour comme un autre pour Aroma-Zone. La pépite française des cosmétiques DIY, détenue depuis cinq ans par Eurazeo, s’attend à voir affluer les offres de premier tour dans l’enchère organisée par Centerview Partners. Mais le prix recherché, 2 milliards d’euros, a refroidi nombre d’acteurs du private equity. Ardian, General Atlantic, Cinven, GBL, Hellman & Friedman… la liste des fonds ayant « reniflé » l’actif avant de jeter l’éponge est longue. « Aroma-Zone poursuit un modèle proche de The Body Shop, avec un business plan faisant la part belle aux ouvertures de magasins et au développement à l’étranger », s’inquiète un financier. La comparaison est peu flatteuse, au vu de la trajectoire suivie par cette ancienne gloire de la beauté.

Mais Aroma-Zone n’est pas The Body Shop et, après un léger contretemps dans les premiers mois du LBO d’Eurazeo en 2021, tous les indicateurs sont revenus au vert. Le chiffre d’affaires a passé le cap des 300 millions d’euros l’an dernier, en croissance de 52 %, et le cap des 400 millions est attendu pour le prochain exercice fiscal. Une expansion hors norme qui a attiré trois fonds dans le premier tour du processus de cession. Le premier est Permira. L’investisseur britannique y travaille depuis près d’un an et va croiser sur sa route L Catterton, le fonds soutenu par LVMH et la famille Arnault, qui ambitionne pour sa part de prendre une part minoritaire, a appris l’Informé. Enfin, le suisse Partners Group entend aussi se positionner. De son côté, CVC resterait en repli, prêt à se positionner si jamais le processus venait à ne pas aboutir. « Je suis convaincu qu’il y aura des invités surprise », estime toutefois un proche du dossier, persuadé que cette première salve d’offres ne devrait pas dépasser 1,7 milliard d’euros de valorisation.

La présence d’industriels du secteur comme L’Oréal a longtemps fait office de « bête noire » dans cette enchère. Mais l’exposition très franco-française d’Aroma-Zone et l’aspect très retail du dossier sont souvent perçus - à tort ou à raison - comme un frein par ces derniers. Cet acteur historique du « Do it yourself » compte aujourd’hui une petite quarantaine de boutiques dont deux implantations à l’étranger : une première ouverte il y a quatre ans à Bruxelles et une seconde à Londres depuis fin 2025.

Contactées, les différentes parties n’ont pas souhaité commenter.

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