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Continuer la lecturePanneaux solaires, travaux, entretien… Engie met en vente plusieurs filiales
La grande braderie se poursuit au sein du groupe énergétique. Après avoir annoncé la cession d’Engie Home Services, il cherche des repreneurs pour d’autres entités de services aux particuliers. 5 400 salariés sont concernés.
Dans la droite ligne de la revue de portefeuille et du plan de performance « C2 » qu’il a engagés, Engie - qui comptait 98 000 collaborateurs fin 2024 - s’allège encore et toujours plus… Le groupe dirigé par Catherine MacGregor a officialisé en mars la cession de son activité de services aux particul...
L’énergéticien cherche ainsi des repreneurs pour HabitatPresto, racheté il y a à peine trois ans. La plateforme aux 35 salariés, dont le chiffre d’affaires avoisinait les 4,7 millions d’euros en 2022, est spécialisée dans la mise en relation des particuliers avec des professionnels des travaux (artisans, sociétés…). Une activité analogue à celle de Mesdépanneurs.fr, autre filiale dont le groupe a décidé de se séparer l’an dernier (voir notre article). Le processus avait pris plusieurs mois. Et Engie avait fini par la revendre à son fondateur Alexander Gushchin - via sa société Exande. Pour clore le deal, l’énergéticien a accepté de tirer un trait sur une dette de 5 millions d’euros due par Mesdépanneurs.fr à sa maison mère : Engie l'a convertie en capital au mois de janvier juste avant la cession.
L’entité d’installation de panneaux solaires My Power - et ses 150 salariés - est aussi sur le marché. De même que des entités hors de France. Parmi elles, les actifs de Sungevity aux Pays-Bas - ceux de Belgique ayant déjà été vendus en 2024. Cette filiale dédiée à l’installation de panneaux photovoltaïques chez les particuliers avait été rachetée en 2017 à l’Américain Sungevity, placé en faillite cette année-là. Autre sortie en vue outre-Quiévrain, celle de Senec. L’entreprise d’entretien et de renouvellement des systèmes de chauffage et de refroidissement, dont Engie s’est rapprochée en 2020, compte environ 175 salariés. L’Europe du Sud paie aussi son tribut : en Italie, Engie cherche un repreneur pour ses « activités dédiées à la vente et l’installation d’équipements de chauffage et de climatisation, ainsi qu’aux services de maintenance et de dépannage qui constituent son cœur de métier qu’elle opère en direct », confirme le groupe à l’Informé.
En plus des cessions projetées, certaines de ses filiales sont sur la sellette. À l’instar de Tiko, qui fait actuellement l’objet d’une revue stratégique. Les perspectives sont peu rassurantes pour les 80 salariés de cette entreprise spécialisée dans le développement de systèmes intelligents de gestion de l’énergie pour le marché résidentiel. Cette start-up suisse, dans laquelle Engie avait investi en 2019, a engagé un plan de restructuration au premier semestre. Le groupe pourrait la céder en cas d’insuffisance des résultats. Même configuration pour Teksial (150 collaborateurs), spécialisée dans la rénovation énergétique dans le résidentiel. Sa mise en vente a été annoncée par GreenUnivers, le média des professionnels de la transition énergétique. En attendant, le groupe y a lancé un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), incluant un plan de départ volontaire.
Engie Home Services encore loin d’être vendu
Officialisée en mars, et prévue pour les prochains mois, la cession d’EHS ne s’annonce pas simple. Navire amiral du groupe dans le service aux particuliers, la filiale a affiché un chiffre d’affaires de 573 millions d’euros pour 18 millions d’euros de perte en 2023. En interne, le projet de vente inquiète les partenaires sociaux. « Compte tenu de sa forte masse salariale, il y a un fort risque de casse sociale en cas de sortie. Et ce, alors même que cette cession ne s’inscrit pas dans une logique économique : nos experts estiment le prix de vente d’EHS à 50 millions d’euros », estime Yohan Thiebaux, coordinateur central CGT.
Reste aussi à trouver des repreneurs. Des sociétés comme le britannique HomeServe (racheté début 2023 par le gestionnaire d’actifs canadien Brookfield Asset Management) ou encore le français Proxiserve, détenu par Vauban Infrastructure Partner, pourraient par exemple regarder la cible.